Dienstag, 2. September 2008

Bayreuth: les deux demi-soeurs Wagner remportent la guerre de succession

AFP - Lundi 1 septembre, 20h54

BERLIN (AFP) - Le prestigieux festival d'opéra de Bayreuth, dans le sud de l'Allemagne, a mis fin lundi à la guerre de succession qui le minait depuis des années, en nommant à sa tête les demi-soeurs Katharina Wagner et Eva Wagner-Pasquier, qui succéderont en duo à leur père Wolfgang.

Cette passation de pouvoir a été avalisée lundi à la quasi-unanimité par le conseil d'administration du festival, chargé de tourner la page de l'ère Wolfgang Wagner, 89 ans, qui a annoncé cette année sa démission après 57 ans de pouvoir.

Les deux arrière-petites-filles du compositeur Richard Wagner, âgées de 30 et 63 ans, ont longtemps été rivales dans la course au pouvoir sur la "Colline verte".

Mais elles ont finalement mis leurs querelles en sourdine et vont prendre les commandes en duo, conformément au scénario qui s'était dessiné depuis quelques mois. "Nous sommes très heureuses", a simplement déclaré Katharina Wagner, après l'annonce de la décision.

Les administrateurs ont rejeté la candidature alternative présentée, également en duo, par Nike Wagner, 63 ans, une cousine d'Eva et Katharina, et par le Belge Gerard Mortier, qui dirige actuellement l'Opéra de Paris.

Les deux demi-soeurs devront clarifier la ligne artistique de Bayreuth, pas très lisible ces dernières années dans le choix des metteurs en scène, et ramener au "Festspielhaus" les grandes voix wagnériennes qui avaient déserté les lieux, à l'image de la soprano allemande Waltraud Meier.

Même ses détracteurs les plus virulents admettent que Wolfgang, qui a finalement renoncé à son poste alors qu'il s'était proclamé directeur "à vie", a permis à Bayreuth d'être ce qu'il est.

Mais beaucoup d'observateurs pensent que son long règne a contribué à fossiliser le festival, une institution en Allemagne et dans le monde, que fréquentent assidûment par exemple la chancelière Angela Merkel et son époux, et où décrocher une place relève de la chasse au trésor.

Avec Eva Wagner-Pasquier, 63 ans, c'est une "directrice d'opéra expérimentée" - elle a notamment travaillé à Aix-en-Provence, Londres et New York - qui va prendre les rênes de la "colline verte", a souligné lundi le ministre bavarois de la Culture, Thomas Goppel.

A 30 ans seulement, sa demi-soeur Katharina, née d'un second mariage de Wolfgang, n'a pas cette expérience, et a même fait l'objet de huées pour certaines de ses mises en scène.

Mais elle a su faire preuve d'innovation, en mettant au point cette année la première retransmission en direct sur internet d'un opéra depuis Bayreuth, et une diffusion gratuite à l'extérieur sur écran géant qui a connu un franc succès.

Elle veut continuer sur sa lancée, promettant des opéras pour enfants et une académie pour les jeunes talents. Elle s'est aussi engagée auprès d'historiens indépendants à leur ouvrir les archives pour enquêter sur le passé nazi du festival.

Le ministre allemand de la Culture, Bernd Neumann, a salué lundi soir dans un communiqué la nomination du nouveau tandem, "une décision solide" selon lui. Il a dit espérer que "la réputation internationale" de Bayreuth, qui est "le plus célèbre festival d'opéra au monde", restera entière et "justifiée".

Les deux demi-soeurs ont toutefois prévenu qu'elles ne seraient pas celles qui amèneraient la révolution dans le temple wagnérien. "Jusqu'en 2015, tout est plus ou moins déjà prévu. Et nos idées ne sont un secret pour personne", a souligné Katharina.

"Je ne crois pas que le changement sera rapidement perceptible", a observé de son côté son aînée Eva. "Peut-être d'ici deux ou trois ans".

Arnaud BOUVIER pour AFP

Dienstag, 26. August 2008

Barenboïm plaide pour une "Arte" israélo-palestinienne

AFP - Lundi 25 août, 18h22

PARIS (AFP) - Le chef d'orchestre Daniel Barenboïm a plaidé lundi, lors d'un entretien avec le président Nicolas Sarkozy, pour la création d'une chaîne de télévision culturelle israélo-palestinienne, sur le modèle d'Arte, pour "lutter contre l'ignorance qui règne partout au Moyen-Orient".

"Nous avons parlé de la possibilité d'augmenter l'effort pour la culture en Europe", a déclaré M. Barenboïm à la presse à sa sortie de l'Elysée.

"Je me suis permis de lui parler du fait qu'il y a un succès si grand avec cette chaîne de télévision culturelle Arte, qui est malheureusement seulement pour la France et l'Allemagne", a-t-il poursuivi.

"J'ai dit +pourquoi pas pour le reste de l'Europe?+ Ce serait magnifique d'avoir une chaîne culturelle pour toute l'Europe", a affirmé le pianiste israélo-argentin, soulignant que M. Sarkozy "avait l'air plutôt optimiste" concernant ce projet.

"Je lui ai dit qu'il fallait aller plus loin que ça et faire Arte entre Israël et la Palestine", a également indiqué M. Barenboïm.

"Ce serait une bénédiction pour tout le monde", s'est-il enthousiasmé, jugeant qu'"il faut lutter contre l'ignorance qui règne partout au Moyen-Orient".

Alors que le West-Eastern Divan Orchestra (Orchestre Divan occidental-oriental) qu'il dirige clôt lundi soir à Paris sa tournée 2008, il a expliqué à M. Sarkozy, "en tant que président de l'Europe" pour le second semestre 2008, que "la vraie dimension de ce projet va arriver le jour où l'orchestre pourra se produire dans tous les pays qui (y) sont représentés".

Il a ainsi souhaité des concerts "en Espagne, au Liban, en Syrie, en Jordanie, en Egypte, en Palestine, en Israël et en Iran".

Né en 1999 à l'initiative de Daniel Barenboïm et de l'universitaire palestinien naturalisé américain Edward Saïd (décédé en 2003), afin de promouvoir la paix entre Israël et les Palestiniens, l'orchestre compte quelque 80 musiciens israéliens, arabes et andalous âgés de 13 à 26 ans.

Barenboïm clôt à Paris sa tournée 2008 sur un triomphe et un appel à l'aide

AFP - Mardi 26 août, 10h30

PARIS (AFP) - "Aidez-nous !": Le chef israélien Daniel Barenboïm a achevé lundi soir à Paris la tournée 2008 de son West-Eastern Divan Orchestra (WEDO) sur un triomphe, tout en demandant au public son soutien pour faire vivre cette brillante aventure musicale et humaine jusqu'au Moyen-Orient. 

A l'issue du concert, le maestro de 65 ans s'est adressé en français aux quelque 1.900 spectateurs de la salle Pleyel, qui l'ont acclamé pendant un bon quart d'heure, lui et sa centaine de jeunes instrumentistes israéliens, arabes mais aussi andalous, le WEDO répétant à Séville depuis 2002.

"Chacun des musiciens a fait preuve d'un courage énorme en venant jouer dans cet orchestre", a déclaré Daniel Barenboïm après avoir chaleureusement félicité, un par un, ses musiciens.

"Ce n'est pas un projet politique, mais une troisième voie. Nous ne pensons qu'une chose, c'est qu'il n'y a pas de solution militaire au conflit" israélo-palestinien, a rappelé le chef d'orchestre, en disant son souhait d'"apprendre à vivre ensemble: c'est ce que nous faisons".

Daniel Barenboïm n'a pas caché son regret de n'avoir pas pu diriger cette formation symphonique à Amman le 11 août dernier -- sa seule date en terre arabe cette année --, à la suite de l'attaque ayant visé des touristes en Jordanie en juillet.

"Ce projet doit pouvoir se poursuivre dans tous les pays qui sont représentés dans l'orchestre. Je voudrais aller jouer à Damas, Beyrouth, Ramallah, Le Caire et même à Téhéran. Aidez-nous !", a-t-il lancé aux mélomanes et officiels, parmi lesquels figuraient la ministre de la Culture, Christine Albanel, et les conseillers de l'Elysée Catherine Pégard et Raymond Soubie.

Daniel Barenboïm et l'universitaire palestinien Edward Saïd (décédé en 2003) ont lancé le West-Eastern Divan Orchestra, qui tire son nom d'un recueil de poèmes de Goethe, en 1999.

L'orchestre, formé de jeunes ou futurs professionnels âgés de 13 à 26 ans, a fêté cet été sa 10e session annuelle au cours d'une tournée d'une douzaine de concerts qui a débuté en Espagne le 5 août et a conduit les musiciens en Grande-Bretagne, Italie et Scandinavie.

Au delà de la dimension humaniste de l'aventure, Daniel Barenboïm vise l'excellence musicale, avec des choix de programmation sans tabous.

C'est ainsi qu'il a programmé à Paris les "Variations op. 31" d'Arnold Schoenberg, compositeur juif, puis le premier acte de l'opéra "La Walkyrie" de Richard Wagner, antisémite notoire dont il défend l'oeuvre avec passion.

Une passion qui va jusqu'à braver les censeurs en Israël et défier l'histoire: il a dirigé cette musique, samedi dernier, à la Waldbühne de Berlin, scène édifiée par les nazis.

Signe que le WEDO n'est pas un orchestre de seconde zone, il accompagne dans "La Walkyrie" un plateau vocal de première classe, avec la mezzo allemande Waltraud Meier, qui demeure la plus grande wagnérienne de sa génération, son compatriote René Pape, la basse du moment, et le ténor néo-zélandais Simon O'Neill, voix claire et bien projetée.

Les redoutables "Variations" de Schoenberg, chef-d'oeuvre de la modernité naissante, montrent les progrès obtenus (précision, sonorité) depuis le dernier passage de l'orchestre à Paris, il y a deux ans, lors de la première venue en France de ces musiciens dont l'engagement et l'enthousiasme sont patents.

Sonntag, 10. August 2008

Petites lumières

Pendant mes courtes vacances, j'ai lu le journal et un peu regardé la télévision, ce que je ne fais jamais. J'ai aussi participé à un séminaire sur le rôle du chant choral sur le dialogue interculturel, notamment dans les régions en conflit.

De ces quelques jours, j'ai retenu quelque chose d'ambivalent... on sait que loin de l'Europe occidentale, des conflits sanglants déciment des peuples entiers dans une violence qui n'est en rien atténuée par les leçons de l'Histoire, ce qui a le don de me consterner magistralement, en plus de ma réaction émotionnelle à toutes ces horreurs. Mais tout près, des hommes, des femmes, des citoyens lambdas commettent à leur échelle des atrocités qui n'ont rien à envier aux films les plus gore - et ce parfois sans but précis, ou sans but du tout. Ils brisent des vies à tout jamais, en quelques secondes. Chez les humains, la réalité a depuis longtemps transcendé la fiction.
D'aucuns riront de mon côté "Bella au pays des Bisounours", mais sérieusement, si je n'aimais déjà pas les films d'horreur, désormais je n'ai plus envie de lire le journal. Je suis dans ma bulle? je vous le concède. Mais pendant ce temps-là, demain il fera jour, et être dans une bulle pour se protéger n'empêche pas de se battre pour apporter du bonheur au gens.

Ça, c'était le côté obscur de l'article. Heureusement il y a aussi un côté ensoleillé. A ce séminaire j'ai rencontré un tas de gens intéressants, des artisans de paix. D'eux, aucune ligne dans le journal, aucun reportage au journal télévisé. Mais derrière les conflits se cachent parfois des humanistes...
Sur l'image d'un camp de réfugiés palestiniens, on peut voir les milliers de vies brisées. On peut aussi voir cette petite lumière. Elle tente, grâce à l'éveil musical et au chant, de libérer les enfants de l'emprise de la peur, qui les enchaîne depuis leur naissance et condamne leur destin. Cette petite lumière s'appelle Marion Haak.
A Chypre, où l'île est toujours divisée en deux, la petite lumière est dansante et rougeoyante. Elle s'appelle Lena Melanidou et dirige un choeur où chypriotes turcs et grecs chantent ensemble, et se retrouvent pour discuter de leurs intérêts et idées, d'un côté ou de l'autre de la frontière. Ici, l'affrontement, le regard distant, la méfiance, font place à la musique et au dialogue.
En Hollande, un projet est né, qui entre autres activités, fait sourire des enfants et relever la tête à des femmes brisées par le conflit dans les balkans. Là, la petit lumière s'appelle Musicians without Borders, elle est portée par sept femmes, parfois paisibles et lumineuses, parfois dynamiques et engagées: LéLé Mam.
Le récit de ce séminaire suivra...

Le mot de la fin?

On n'est tous une petite lumière pour quelqu'un...

Carla Bruni, Pascal Sevran, petites pensées en forme de cliché photographique.

Comme si de rien n'était, la nouvelle femme du Président français a sorti son troisième CD il y a un mois. Lancement entouré de mystère: une avant première à la radio? soit, mais alors une seule hein! puis, tout de même, Madame Bruni refile un CD à tous les ministres, il faut bien faire un peu de marketing quand on est une artiste.
Je viens d'écouter quelques chansons sur son site... La critique est aisée bien sûr. ceci dit, je crois que chantées par quelqu'un d'autre, je trouverais ces pièces moins désagréables et peut-être même jolies. Bref...

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Dans un tout autre registre, j'ai appris il y a environ un mois la mort de Pascal Sevran... évènement qui s'est produit non pas il y a environ un mois mais au début du mois de mai, le 9 précisément (les expats vivent parfois dans leur bulle...).
Je connais peu cet homme, encore moins son phénoménal succès télévisuel car je n'ai jamais vue une seule émission de La Chance aux chansons. Mais en lisant La Vie sans lui il y a quelques années, j'avais eu l'impression de lire, en mille fois mieux exprimés, des sentiments si familiers que cela en devenait presque effrayant. Et non, la mélancolie, la peur de la mort des autres plus que de la sienne, le deuil d'un Amour, tout cela n'est pas unique. Il est doux-amer de le lire, et entre ces lignes, de lire tous ceux qui sans parler de la possibilité d'être édités, ne peuvent mettre de mots sur cette souffrance, qui sentent leur poitrine se serrer sans pouvoir exorciser la douleur et éventuellement la transformer en énergie positive, puisqu'il parait que ça marche...
Et que dire des millions de gays et lesbiennes qui doivent, encore aujourd'hui, dans de nombreux pays, dissimuler à tout prix leur Amour, aussi bien que leur douleur de vivre à tout jamais loin l'un de l'autre? Cacher, oublier sa raison de vivre... pour ne pas mourir.

On dira ce qu'on voudra des déclarations de Pascal Sevran à Var Matin ou à d'autres, chacun ses idées. Toujours est-il qu'un homme n'est pas que ses convictions, il est aussi lui-même.
Il avait peut-être hâte de retrouver son amour, marre de la vie sans lui. Marre de se battre pour une existence qui avait perdu son sens il y a bientôt dix ans déjà.
J'espère qu'à présent ils sont ensemble pour l'éternité, sans crainte d'être à nouveau séparés. La vie est si fragile ici-bas... pourvu que là-haut on aie nos cinq sens. Ou peut-être cinq autres, plus intimes encore?

"Je ne suis pas à plaindre. Je reste à consoler. Je ne demande pas l’impossible. Je l’ai eu."

Donnerstag, 26. Juni 2008

Du soleil pour le bonheur !

Destination Sante - Jeudi 26 juin, 07h40

Le soleil nous donne bonne mine mais il a aussi des tas d'autres vertus... Il suffit par exemple d'une demi-heure d'exposition pour augmenter notre sécrétion d'endorphines, les hormones du bien être. D'ailleurs sans lumière, c'est la dépression qui guette.

Il est aussi ne l'oublions pas, notre première source de vitamine D, indispensable à la santé de notre squelette ! Exposée au soleil pendant 10 minutes chaque jour, la peau fabrique naturellement assez de vitamine D pour satisfaire nos besoins.

Le soleil a également un effet bénéfique sur notre sexualité. Sa chaleur est non seulement propice au déshabillage, mais il semblerait qu'il stimule également la glande responsable de l'activité génitale. On aurait enfin un effet amaigrissant et myorelaxant, grâce à sa capacité d'oxygéner la musculature et de stimuler le métabolisme en général. Enfin en provoquant la transpiration – à condition d'y mettre un peu d'effort ! - il favorise l'élimination des toxines.

Samstag, 14. Juni 2008

Des violons chinois à 15 euros: les luthiers français appellent à résister

Par Anthony LUCAS AFP - Vendredi 13 juin, 14h37

BORDEAUX (AFP) - "Sur internet, vous trouvez des violons à 15 euros: c'est moins cher qu'un jeu de cordes!", soupire Gilles Braem, un luthier bordelais qui mise sur l'excellence et la pédagogie pour résister à la concurrence des violons chinois, moins chers et de plus en plus performants.
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Devant les violons exposés au Grand-Théâtre de Bordeaux, où se tiendra samedi le Congrès annuel du Groupe des luthiers et archetiers d'art français (Glaaf), l'artisan préfère en sourire: "Avec des violons à 15 euros, ce qui coûte le plus cher, c'est l'abat-jour pour pouvoir le mettre sur sa table de nuit... On ne parle plus de violon mais d'objet ressemblant à un violon!".

"Il s'en vend malheureusement beaucoup, certains acheteurs ayant le sentiment de faire une bonne affaire. Acheter bon marché, ça revient toutefois cher quand c'est du jetable", remarque-t-il.

"Les prix peuvent créer une incitation pour les débutants, mais si vous jouez sur un instrument de piètre qualité, vous allez vous décourager", note aussi Loïck Soulas, délégué de la Chambre syndicale de la facture instrumentale (CSFI), qui chapeaute les 300 à 350 ateliers français de lutherie.

Un violon chinois peut toutefois en cacher un autre. Derrière les produits bas de gamme fabriqués à la chaîne arrivent en effet de plus en plus de violons d'étude de bien meilleure qualité. Des instruments pour débutants proposés à partir de 500 euros - après révision par un luthier - contre près de 1.000 euros pour un équivalent français.

"Sur le créneau des entrées de gamme pour violons d'étude, ils sont devenus quasiment imbattables", reconnaît Gilles Braem, qui vend lui-même parfois des produits chinois à des élèves après avoir changé quelques pièces au passage.

Une progression globale des violons chinois confirmée par Pascal Camurat, président du Glaaf exerçant à Montpellier: "Sur la quantité, il y a forcément des artisans chinois qui émergent et qui arrivent à des qualités se rapprochant de ce que nous pouvons faire, et à des prix moindres", reconnaît-il.

Faute d'étude chiffrée, actuellement en cours selon la CSFI, aucune donnée ne permet de mesurer précisément la part occupée par les instruments chinois en France.

"Pas de pessimisme!", s'exclame le luthier héraultais. "Cette concurrence nous pousse à être meilleurs pour nous démarquer, notamment en nous appuyant sur la tradition et le savoir-faire français comme vecteur d'amélioration. Ce n'est pas gagné, bien sûr, mais je crois vraiment que le niveau moyen des luthiers français ne cesse encore de s'améliorer", estime-t-il.

Le Girondin Gilles Braem met quant à lui l'accent sur l'importance des "échanges" avec les clients. "C'est en informant les gens qu'on restaurera une bonne consommation, pas en demandant des subventions", explique-t-il. Un contact direct indispensable, selon lui, pour "faire écouter" la différence.