Dienstag, 2. September 2008

Bayreuth: les deux demi-soeurs Wagner remportent la guerre de succession

AFP - Lundi 1 septembre, 20h54

BERLIN (AFP) - Le prestigieux festival d'opéra de Bayreuth, dans le sud de l'Allemagne, a mis fin lundi à la guerre de succession qui le minait depuis des années, en nommant à sa tête les demi-soeurs Katharina Wagner et Eva Wagner-Pasquier, qui succéderont en duo à leur père Wolfgang.

Cette passation de pouvoir a été avalisée lundi à la quasi-unanimité par le conseil d'administration du festival, chargé de tourner la page de l'ère Wolfgang Wagner, 89 ans, qui a annoncé cette année sa démission après 57 ans de pouvoir.

Les deux arrière-petites-filles du compositeur Richard Wagner, âgées de 30 et 63 ans, ont longtemps été rivales dans la course au pouvoir sur la "Colline verte".

Mais elles ont finalement mis leurs querelles en sourdine et vont prendre les commandes en duo, conformément au scénario qui s'était dessiné depuis quelques mois. "Nous sommes très heureuses", a simplement déclaré Katharina Wagner, après l'annonce de la décision.

Les administrateurs ont rejeté la candidature alternative présentée, également en duo, par Nike Wagner, 63 ans, une cousine d'Eva et Katharina, et par le Belge Gerard Mortier, qui dirige actuellement l'Opéra de Paris.

Les deux demi-soeurs devront clarifier la ligne artistique de Bayreuth, pas très lisible ces dernières années dans le choix des metteurs en scène, et ramener au "Festspielhaus" les grandes voix wagnériennes qui avaient déserté les lieux, à l'image de la soprano allemande Waltraud Meier.

Même ses détracteurs les plus virulents admettent que Wolfgang, qui a finalement renoncé à son poste alors qu'il s'était proclamé directeur "à vie", a permis à Bayreuth d'être ce qu'il est.

Mais beaucoup d'observateurs pensent que son long règne a contribué à fossiliser le festival, une institution en Allemagne et dans le monde, que fréquentent assidûment par exemple la chancelière Angela Merkel et son époux, et où décrocher une place relève de la chasse au trésor.

Avec Eva Wagner-Pasquier, 63 ans, c'est une "directrice d'opéra expérimentée" - elle a notamment travaillé à Aix-en-Provence, Londres et New York - qui va prendre les rênes de la "colline verte", a souligné lundi le ministre bavarois de la Culture, Thomas Goppel.

A 30 ans seulement, sa demi-soeur Katharina, née d'un second mariage de Wolfgang, n'a pas cette expérience, et a même fait l'objet de huées pour certaines de ses mises en scène.

Mais elle a su faire preuve d'innovation, en mettant au point cette année la première retransmission en direct sur internet d'un opéra depuis Bayreuth, et une diffusion gratuite à l'extérieur sur écran géant qui a connu un franc succès.

Elle veut continuer sur sa lancée, promettant des opéras pour enfants et une académie pour les jeunes talents. Elle s'est aussi engagée auprès d'historiens indépendants à leur ouvrir les archives pour enquêter sur le passé nazi du festival.

Le ministre allemand de la Culture, Bernd Neumann, a salué lundi soir dans un communiqué la nomination du nouveau tandem, "une décision solide" selon lui. Il a dit espérer que "la réputation internationale" de Bayreuth, qui est "le plus célèbre festival d'opéra au monde", restera entière et "justifiée".

Les deux demi-soeurs ont toutefois prévenu qu'elles ne seraient pas celles qui amèneraient la révolution dans le temple wagnérien. "Jusqu'en 2015, tout est plus ou moins déjà prévu. Et nos idées ne sont un secret pour personne", a souligné Katharina.

"Je ne crois pas que le changement sera rapidement perceptible", a observé de son côté son aînée Eva. "Peut-être d'ici deux ou trois ans".

Arnaud BOUVIER pour AFP

Dienstag, 26. August 2008

Barenboïm plaide pour une "Arte" israélo-palestinienne

AFP - Lundi 25 août, 18h22

PARIS (AFP) - Le chef d'orchestre Daniel Barenboïm a plaidé lundi, lors d'un entretien avec le président Nicolas Sarkozy, pour la création d'une chaîne de télévision culturelle israélo-palestinienne, sur le modèle d'Arte, pour "lutter contre l'ignorance qui règne partout au Moyen-Orient".

"Nous avons parlé de la possibilité d'augmenter l'effort pour la culture en Europe", a déclaré M. Barenboïm à la presse à sa sortie de l'Elysée.

"Je me suis permis de lui parler du fait qu'il y a un succès si grand avec cette chaîne de télévision culturelle Arte, qui est malheureusement seulement pour la France et l'Allemagne", a-t-il poursuivi.

"J'ai dit +pourquoi pas pour le reste de l'Europe?+ Ce serait magnifique d'avoir une chaîne culturelle pour toute l'Europe", a affirmé le pianiste israélo-argentin, soulignant que M. Sarkozy "avait l'air plutôt optimiste" concernant ce projet.

"Je lui ai dit qu'il fallait aller plus loin que ça et faire Arte entre Israël et la Palestine", a également indiqué M. Barenboïm.

"Ce serait une bénédiction pour tout le monde", s'est-il enthousiasmé, jugeant qu'"il faut lutter contre l'ignorance qui règne partout au Moyen-Orient".

Alors que le West-Eastern Divan Orchestra (Orchestre Divan occidental-oriental) qu'il dirige clôt lundi soir à Paris sa tournée 2008, il a expliqué à M. Sarkozy, "en tant que président de l'Europe" pour le second semestre 2008, que "la vraie dimension de ce projet va arriver le jour où l'orchestre pourra se produire dans tous les pays qui (y) sont représentés".

Il a ainsi souhaité des concerts "en Espagne, au Liban, en Syrie, en Jordanie, en Egypte, en Palestine, en Israël et en Iran".

Né en 1999 à l'initiative de Daniel Barenboïm et de l'universitaire palestinien naturalisé américain Edward Saïd (décédé en 2003), afin de promouvoir la paix entre Israël et les Palestiniens, l'orchestre compte quelque 80 musiciens israéliens, arabes et andalous âgés de 13 à 26 ans.

Barenboïm clôt à Paris sa tournée 2008 sur un triomphe et un appel à l'aide

AFP - Mardi 26 août, 10h30

PARIS (AFP) - "Aidez-nous !": Le chef israélien Daniel Barenboïm a achevé lundi soir à Paris la tournée 2008 de son West-Eastern Divan Orchestra (WEDO) sur un triomphe, tout en demandant au public son soutien pour faire vivre cette brillante aventure musicale et humaine jusqu'au Moyen-Orient. 

A l'issue du concert, le maestro de 65 ans s'est adressé en français aux quelque 1.900 spectateurs de la salle Pleyel, qui l'ont acclamé pendant un bon quart d'heure, lui et sa centaine de jeunes instrumentistes israéliens, arabes mais aussi andalous, le WEDO répétant à Séville depuis 2002.

"Chacun des musiciens a fait preuve d'un courage énorme en venant jouer dans cet orchestre", a déclaré Daniel Barenboïm après avoir chaleureusement félicité, un par un, ses musiciens.

"Ce n'est pas un projet politique, mais une troisième voie. Nous ne pensons qu'une chose, c'est qu'il n'y a pas de solution militaire au conflit" israélo-palestinien, a rappelé le chef d'orchestre, en disant son souhait d'"apprendre à vivre ensemble: c'est ce que nous faisons".

Daniel Barenboïm n'a pas caché son regret de n'avoir pas pu diriger cette formation symphonique à Amman le 11 août dernier -- sa seule date en terre arabe cette année --, à la suite de l'attaque ayant visé des touristes en Jordanie en juillet.

"Ce projet doit pouvoir se poursuivre dans tous les pays qui sont représentés dans l'orchestre. Je voudrais aller jouer à Damas, Beyrouth, Ramallah, Le Caire et même à Téhéran. Aidez-nous !", a-t-il lancé aux mélomanes et officiels, parmi lesquels figuraient la ministre de la Culture, Christine Albanel, et les conseillers de l'Elysée Catherine Pégard et Raymond Soubie.

Daniel Barenboïm et l'universitaire palestinien Edward Saïd (décédé en 2003) ont lancé le West-Eastern Divan Orchestra, qui tire son nom d'un recueil de poèmes de Goethe, en 1999.

L'orchestre, formé de jeunes ou futurs professionnels âgés de 13 à 26 ans, a fêté cet été sa 10e session annuelle au cours d'une tournée d'une douzaine de concerts qui a débuté en Espagne le 5 août et a conduit les musiciens en Grande-Bretagne, Italie et Scandinavie.

Au delà de la dimension humaniste de l'aventure, Daniel Barenboïm vise l'excellence musicale, avec des choix de programmation sans tabous.

C'est ainsi qu'il a programmé à Paris les "Variations op. 31" d'Arnold Schoenberg, compositeur juif, puis le premier acte de l'opéra "La Walkyrie" de Richard Wagner, antisémite notoire dont il défend l'oeuvre avec passion.

Une passion qui va jusqu'à braver les censeurs en Israël et défier l'histoire: il a dirigé cette musique, samedi dernier, à la Waldbühne de Berlin, scène édifiée par les nazis.

Signe que le WEDO n'est pas un orchestre de seconde zone, il accompagne dans "La Walkyrie" un plateau vocal de première classe, avec la mezzo allemande Waltraud Meier, qui demeure la plus grande wagnérienne de sa génération, son compatriote René Pape, la basse du moment, et le ténor néo-zélandais Simon O'Neill, voix claire et bien projetée.

Les redoutables "Variations" de Schoenberg, chef-d'oeuvre de la modernité naissante, montrent les progrès obtenus (précision, sonorité) depuis le dernier passage de l'orchestre à Paris, il y a deux ans, lors de la première venue en France de ces musiciens dont l'engagement et l'enthousiasme sont patents.

Sonntag, 10. August 2008

Petites lumières

Pendant mes courtes vacances, j'ai lu le journal et un peu regardé la télévision, ce que je ne fais jamais. J'ai aussi participé à un séminaire sur le rôle du chant choral sur le dialogue interculturel, notamment dans les régions en conflit.

De ces quelques jours, j'ai retenu quelque chose d'ambivalent... on sait que loin de l'Europe occidentale, des conflits sanglants déciment des peuples entiers dans une violence qui n'est en rien atténuée par les leçons de l'Histoire, ce qui a le don de me consterner magistralement, en plus de ma réaction émotionnelle à toutes ces horreurs. Mais tout près, des hommes, des femmes, des citoyens lambdas commettent à leur échelle des atrocités qui n'ont rien à envier aux films les plus gore - et ce parfois sans but précis, ou sans but du tout. Ils brisent des vies à tout jamais, en quelques secondes. Chez les humains, la réalité a depuis longtemps transcendé la fiction.
D'aucuns riront de mon côté "Bella au pays des Bisounours", mais sérieusement, si je n'aimais déjà pas les films d'horreur, désormais je n'ai plus envie de lire le journal. Je suis dans ma bulle? je vous le concède. Mais pendant ce temps-là, demain il fera jour, et être dans une bulle pour se protéger n'empêche pas de se battre pour apporter du bonheur au gens.

Ça, c'était le côté obscur de l'article. Heureusement il y a aussi un côté ensoleillé. A ce séminaire j'ai rencontré un tas de gens intéressants, des artisans de paix. D'eux, aucune ligne dans le journal, aucun reportage au journal télévisé. Mais derrière les conflits se cachent parfois des humanistes...
Sur l'image d'un camp de réfugiés palestiniens, on peut voir les milliers de vies brisées. On peut aussi voir cette petite lumière. Elle tente, grâce à l'éveil musical et au chant, de libérer les enfants de l'emprise de la peur, qui les enchaîne depuis leur naissance et condamne leur destin. Cette petite lumière s'appelle Marion Haak.
A Chypre, où l'île est toujours divisée en deux, la petite lumière est dansante et rougeoyante. Elle s'appelle Lena Melanidou et dirige un choeur où chypriotes turcs et grecs chantent ensemble, et se retrouvent pour discuter de leurs intérêts et idées, d'un côté ou de l'autre de la frontière. Ici, l'affrontement, le regard distant, la méfiance, font place à la musique et au dialogue.
En Hollande, un projet est né, qui entre autres activités, fait sourire des enfants et relever la tête à des femmes brisées par le conflit dans les balkans. Là, la petit lumière s'appelle Musicians without Borders, elle est portée par sept femmes, parfois paisibles et lumineuses, parfois dynamiques et engagées: LéLé Mam.
Le récit de ce séminaire suivra...

Le mot de la fin?

On n'est tous une petite lumière pour quelqu'un...

Carla Bruni, Pascal Sevran, petites pensées en forme de cliché photographique.

Comme si de rien n'était, la nouvelle femme du Président français a sorti son troisième CD il y a un mois. Lancement entouré de mystère: une avant première à la radio? soit, mais alors une seule hein! puis, tout de même, Madame Bruni refile un CD à tous les ministres, il faut bien faire un peu de marketing quand on est une artiste.
Je viens d'écouter quelques chansons sur son site... La critique est aisée bien sûr. ceci dit, je crois que chantées par quelqu'un d'autre, je trouverais ces pièces moins désagréables et peut-être même jolies. Bref...

______

Dans un tout autre registre, j'ai appris il y a environ un mois la mort de Pascal Sevran... évènement qui s'est produit non pas il y a environ un mois mais au début du mois de mai, le 9 précisément (les expats vivent parfois dans leur bulle...).
Je connais peu cet homme, encore moins son phénoménal succès télévisuel car je n'ai jamais vue une seule émission de La Chance aux chansons. Mais en lisant La Vie sans lui il y a quelques années, j'avais eu l'impression de lire, en mille fois mieux exprimés, des sentiments si familiers que cela en devenait presque effrayant. Et non, la mélancolie, la peur de la mort des autres plus que de la sienne, le deuil d'un Amour, tout cela n'est pas unique. Il est doux-amer de le lire, et entre ces lignes, de lire tous ceux qui sans parler de la possibilité d'être édités, ne peuvent mettre de mots sur cette souffrance, qui sentent leur poitrine se serrer sans pouvoir exorciser la douleur et éventuellement la transformer en énergie positive, puisqu'il parait que ça marche...
Et que dire des millions de gays et lesbiennes qui doivent, encore aujourd'hui, dans de nombreux pays, dissimuler à tout prix leur Amour, aussi bien que leur douleur de vivre à tout jamais loin l'un de l'autre? Cacher, oublier sa raison de vivre... pour ne pas mourir.

On dira ce qu'on voudra des déclarations de Pascal Sevran à Var Matin ou à d'autres, chacun ses idées. Toujours est-il qu'un homme n'est pas que ses convictions, il est aussi lui-même.
Il avait peut-être hâte de retrouver son amour, marre de la vie sans lui. Marre de se battre pour une existence qui avait perdu son sens il y a bientôt dix ans déjà.
J'espère qu'à présent ils sont ensemble pour l'éternité, sans crainte d'être à nouveau séparés. La vie est si fragile ici-bas... pourvu que là-haut on aie nos cinq sens. Ou peut-être cinq autres, plus intimes encore?

"Je ne suis pas à plaindre. Je reste à consoler. Je ne demande pas l’impossible. Je l’ai eu."

Donnerstag, 26. Juni 2008

Du soleil pour le bonheur !

Destination Sante - Jeudi 26 juin, 07h40

Le soleil nous donne bonne mine mais il a aussi des tas d'autres vertus... Il suffit par exemple d'une demi-heure d'exposition pour augmenter notre sécrétion d'endorphines, les hormones du bien être. D'ailleurs sans lumière, c'est la dépression qui guette.

Il est aussi ne l'oublions pas, notre première source de vitamine D, indispensable à la santé de notre squelette ! Exposée au soleil pendant 10 minutes chaque jour, la peau fabrique naturellement assez de vitamine D pour satisfaire nos besoins.

Le soleil a également un effet bénéfique sur notre sexualité. Sa chaleur est non seulement propice au déshabillage, mais il semblerait qu'il stimule également la glande responsable de l'activité génitale. On aurait enfin un effet amaigrissant et myorelaxant, grâce à sa capacité d'oxygéner la musculature et de stimuler le métabolisme en général. Enfin en provoquant la transpiration – à condition d'y mettre un peu d'effort ! - il favorise l'élimination des toxines.

Samstag, 14. Juni 2008

Des violons chinois à 15 euros: les luthiers français appellent à résister

Par Anthony LUCAS AFP - Vendredi 13 juin, 14h37

BORDEAUX (AFP) - "Sur internet, vous trouvez des violons à 15 euros: c'est moins cher qu'un jeu de cordes!", soupire Gilles Braem, un luthier bordelais qui mise sur l'excellence et la pédagogie pour résister à la concurrence des violons chinois, moins chers et de plus en plus performants.
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Devant les violons exposés au Grand-Théâtre de Bordeaux, où se tiendra samedi le Congrès annuel du Groupe des luthiers et archetiers d'art français (Glaaf), l'artisan préfère en sourire: "Avec des violons à 15 euros, ce qui coûte le plus cher, c'est l'abat-jour pour pouvoir le mettre sur sa table de nuit... On ne parle plus de violon mais d'objet ressemblant à un violon!".

"Il s'en vend malheureusement beaucoup, certains acheteurs ayant le sentiment de faire une bonne affaire. Acheter bon marché, ça revient toutefois cher quand c'est du jetable", remarque-t-il.

"Les prix peuvent créer une incitation pour les débutants, mais si vous jouez sur un instrument de piètre qualité, vous allez vous décourager", note aussi Loïck Soulas, délégué de la Chambre syndicale de la facture instrumentale (CSFI), qui chapeaute les 300 à 350 ateliers français de lutherie.

Un violon chinois peut toutefois en cacher un autre. Derrière les produits bas de gamme fabriqués à la chaîne arrivent en effet de plus en plus de violons d'étude de bien meilleure qualité. Des instruments pour débutants proposés à partir de 500 euros - après révision par un luthier - contre près de 1.000 euros pour un équivalent français.

"Sur le créneau des entrées de gamme pour violons d'étude, ils sont devenus quasiment imbattables", reconnaît Gilles Braem, qui vend lui-même parfois des produits chinois à des élèves après avoir changé quelques pièces au passage.

Une progression globale des violons chinois confirmée par Pascal Camurat, président du Glaaf exerçant à Montpellier: "Sur la quantité, il y a forcément des artisans chinois qui émergent et qui arrivent à des qualités se rapprochant de ce que nous pouvons faire, et à des prix moindres", reconnaît-il.

Faute d'étude chiffrée, actuellement en cours selon la CSFI, aucune donnée ne permet de mesurer précisément la part occupée par les instruments chinois en France.

"Pas de pessimisme!", s'exclame le luthier héraultais. "Cette concurrence nous pousse à être meilleurs pour nous démarquer, notamment en nous appuyant sur la tradition et le savoir-faire français comme vecteur d'amélioration. Ce n'est pas gagné, bien sûr, mais je crois vraiment que le niveau moyen des luthiers français ne cesse encore de s'améliorer", estime-t-il.

Le Girondin Gilles Braem met quant à lui l'accent sur l'importance des "échanges" avec les clients. "C'est en informant les gens qu'on restaurera une bonne consommation, pas en demandant des subventions", explique-t-il. Un contact direct indispensable, selon lui, pour "faire écouter" la différence.

Sonntag, 18. Mai 2008

Europa Cantat Utrecht 2009

Envie de voir à quoi ça ressemble?
A ça.



see U singing


Prochain festival Europa Cantat: J - 419

Comment ça, pourquoi est-ce que 419 jours sont importants?
Qu'est-ce que vous pouvez me poser comme questions... parce que!

Dans 419 jours, des jeunes et des moins jeunes, tous passionnés de chant choral, se retrouveront à Utrecht (Pays-Bas) pour une dizaine de jours. D'aucuns appelleront ça une manière de concrétiser le Dialogue Interculturel, d'autres un ramassis de braves gens.
Certains viendront à ce rendez-vous de la qualité vocale y faire leur marché pour leur propre festival.
Pour certains ce sera la récompense de milliers d'heures de travail.
Pour les uns ce sera une première! pour les autres le deuxième, troisième, dixième EUROPA CANTAT peut-être.
Ils viendront de Hongrie, d'Espagne, d'Irlande, de Suède, mais aussi d'Afrique, d'Asie, des Amériques, écrire une nouvelle page du plus multicolore des festivals internationaux de chant choral.

Quand le livre va s'ouvrir... soyez au rendez-vous!

Tot ziens...

see u singing! ECU 2009 c'est dans 1 an 2 mois et 1 jour

Freitag, 14. März 2008

Harmonia Mundi, la cinquantaine sans la crise

Par Benoît FAUCHET AFP - il y a 2 heures 30 minutes

PARIS (AFP) - Fondé en 1958 par le très militant Bernard Coutaz, Harmonia Mundi, le plus important éditeur phonographique français spécialisé en musique classique, ne craint pas la crise de la cinquantaine et croit toujours en l'avenir du disque.

La maison basée à Arles (Bouches-du-Rhône) n'a pas attendu 2008 pour fêter son jubilé, cédant dès l'automne à la mode des coffrets à bas prix en écoulant une somme de cinquante "chefs-d'oeuvre" (30 CD, 40 euros) à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires.

Le 27 mars, Harmonia Mundi tirera une nouvelle salve de rééditions avec les premières parutions de sa collection "hmGold".

Le mélomane y trouvera des enregistrements qui ont marqué l'histoire d'un label très actif dans le répertoire ancien et baroque, avec les Belges Philippe Herreweghe et René Jacobs notamment, mais aussi en musique chorale ou de chambre.

Parallèlement, durant quatre semaines chaque dimanche dès le 16 mars, France Musique consacrera ses "Greniers de la mémoire" à cet anniversaire, en compagnie du fondateur de la maison, Bernard Coutaz, toujours vaillant à 85 ans.

En octobre 1958, c'est un journaliste engagé à gauche -- "je le suis toujours", dit-il -- qui lance, d'abord à Paris, sa maison de disque.

"Je ne supportais pas l'autorité des rédacteurs en chef. J'étais préparé pour le livre, mais comme je pensais que le microsillon était promis à un large développement, j'ai choisi le disque", explique Bernard Coutaz à l'AFP.

"Un peu bousculé" dans la capitale, l'entrepreneur trouve le calme dans le Luberon. C'est là qu'il lancera sa première collection (des enregistrements d'orgues historiques) et fera la rencontre du pionnier des contre-ténors modernes, l'Anglais Alfred Deller, fidèle au label jusqu'à sa mort en 1979.

Harmonia Mundi s'installera dans un mas arlésien en 1986. "J'avais promis 30 emplois. En 2008, on est 138 à Arles, 260 en France, 320 dans le monde", égrène avec fierté Bernard Coutaz, à la tête d'un groupe qui s'assume multinational mais demeure indépendant, et se targue en France de faire jeu égal au rayon classique avec EMI derrière Universal, soit deux majors.

"J'ai montré qu'une telle société pouvait vivre et se développer, même dans un marché qui se casse la gueule de 45% en cinq ans", souligne le PDG, qui affiche deux à trois millions d'euros de résultat net sur un chiffre d'affaires de 60 M EUR.

Comment ? D'abord grâce à un catalogue "qui a évolué en suivant les artistes, leurs désirs, plutôt qu'en les précédant". Ensuite, en réinvestissant les bénéfices dans la production, après en avoir distribué 20% au personnel.

Du coup, Bernard Coutaz peut se permettre de ne pas foncer tête baissée dans les ventes numériques, improbable eldorado devant lequel il est "sans illusion".

"Le téléchargement pour le classique doit représenter 3% des ventes. Pourquoi ? Parce que nous ne sommes pas des extraterrestres avec des grandes oreilles, mais avons des yeux et des mains qui ont envie de voir, de toucher et de posséder", fait-il valoir.

Selon lui, la crise n'est donc pas celle du support (le CD) mais de la distribution, à l'heure où les magasins spécialisés ferment les uns après les autres sous la poussée des grandes enseignes et de l'absence de prix unique.

D'où l'idée de lancer ses propres boutiques, désormais au nombre de 44 en France et de 3 en Espagne.

"Et ça marche", relève Bernard Coutaz, qui dit "ne pas croire au miracle, mais à l'obstination et à la continuité".

Donnerstag, 13. März 2008

Le 80e anniversaire du chanteur Gilles Vigneault fêté en avance à Paris

AFP - Jeudi 13 mars, 00h38

PARIS (AFP) - Il fêtera ses 80 ans à l'automne, mais les amis parisiens du poète-chanteur québécois Gilles Vigneault ont anticipé l'événement en lui rendant un hommage tout en chansons mercredi soir.

C'était à la Délégation Générale du Québec. Il y avait là la chanteuse Fabienne Thibeault, inoubliable "serveuse automate" de Starmania, tout comme le créateur de la comédie musicale Luc Plamondon, lui aussi québécois.

Côté français, Guy Béart interpréta "Quand vous mourrez de nos amours", un des premiers grands succès du chantre du Québec, et Marcel Amont son "Pour traverser la rivière". Côté belge, Julos Beaucarne se lança dans le célèbre "Gens du pays" en wallon.

De l'homme au regard d'enfant et au profil d'oiseau, on chanta les louanges. "Pour parler de Gilles, les mots sont trop fragiles", confiait Fabienne Thibeault. "C'est un être extraordinaire, un auteur merveilleux, quelqu'un d'extrêmement courtois".

Hughes Aufray rapportait sa fierté d'avoir été le premier à faire entendre, en 1966, lors d'une émission de télévision française, la voix du poète né à Natashquan, sur les rives du fleuve Saint-Laurent. Anne Sylvestre disait de Gilles Vigneault qu'il était envieux de ses tournures de phrases à elle, et qu'elle enviait ses tournures à lui.

Mais le poète, dont l'intégrale des chansons enregistrées paraît aux Editions de l'Archipel sous le titre "Gilles Vigneault: les gens de mon pays", restait dans ses étoiles.

"C'est une fête que je ne mérite pas, mais que j'accepte bien volontiers", dit-il. "C'est une fête en rapport avec l'idée de passer du temps avec les gens. Pour moi, c'est d'aller les voir chez eux, dans les provinces, à la campagne, comme je viens de le faire en Belgique et en France".

Mais il revient toujours aux vastes contrées de son pays.

"J'ai hâte d'y retourner pour le printemps. Parce que le 19 mars, c'est la Saint-Joseph, la fête du sucre. Partout dans les villages, les enfants vont dans les bois recueillir l'eau des érables, pour la transformer en sirop".

"Je viens de me construire une cabane, sur les rives d'un lac. J'y serai pour la fête du sucre. Pour le printemps. Mon quatre-vingtième printemps!"

L'opéra "Padmâvatî", un défi inédit pour Bhansali, figure du cinéma indien

Par Benoît FAUCHET AFP - Mercredi 12 mars, 17h33

PARIS (AFP) - Après 60 ans d'absence à Paris, l'opéra-ballet français "Padmâvatî" composé par Roussel s'installera vendredi au Théâtre du Châtelet dans une mise en scène du cinéaste indien Bhansali qui s'annonce fastueuse mais raffinée, sans le côté kitsch de nombreux films de Bollywood.

Sanja Leela Bhansali, 45 ans, qui a réalisé cinq films dont "Devdas", présenté au Festival de Cannes en 2002 et nommé aux Oscars, signe sa toute première mise en scène d'opéra avec cette nouvelle production programmée six fois jusqu'au 24 mars.

"C'est nouveau pour moi de monter un spectacle vivant devant un public et de faire interpréter de la musique classique occidentale visuellement et théâtralement sur une scène, ce qui m'a toujours fasciné", explique Bhansali dans un entretien à l'AFP.

Si le défi est inédit, l'histoire de "Padmâvatî" -- opéra-ballet en deux actes d'Albert Roussel (1869-1937), créé à l'Opéra de Paris en 1923 mais curieusement absent des scènes parisiennes depuis 1947 -- n'est pas étrangère à l'univers du réalisateur indien.

Le livret de Louis Laloy reprend une légende indienne selon laquelle la reine Padmâvatî, au début du XIVe siècle, préfère être brûlée dans son palais plutôt que de tomber entre les mains du sultan mogol Alaouddin et de renoncer à son union sacrée avec son époux Rata-Sen.

"Pour moi, c'est une grande histoire à raconter. C'est l'histoire d'une femme qui se bat pour sa dignité", résume Bhansali.

Désireux de ressusciter l'opéra-ballet en vogue sous l'ère baroque française (avec Rameau notamment), Roussel voulait en faire un "spectacle où les danses, les choeurs, la magie des décors et des lumières auraient une part prédominante".

Une oeuvre au carrefour de disciplines artistiques qui colle a priori bien à l'univers de Bhansali, réalisateur mais aussi chorégraphe féru de musique, dont il dit qu'"elle est le point de travail de tout (son) travail".

Si son nom est associé à celui de Bollywood, ses luxuriantes danses et chansons, Bhansali est réputé pour un style élégant et raffiné rompant avec les standards de l'industrie cinématographique commerciale de Bombay.

Le mot Bollywood, d'ailleurs, ne figure pas dans son vocabulaire. "Je suis un cinéaste indien, et le cinéma indien est vaste. Comment dites-vous pour les films français ? +Follywood+ ?", glisse-t-il avec amusement.

Son spectacle pour "Padmâvatî", réglé par une équipe 100% indienne (scénographie d'Omung Kumar Bhandula, Tanusree Shankar à la chorégraphie, Rajesh Pratap Singh pour les costumes), n'écarte cependant pas un certain faste, avec animaux vivants (dont un éléphant) sur scène et décors monumentaux.

Pour le reste, la musique et le chant, Bhansali devrait être bien épaulé. Dans la fosse du Châtelet, le chef américain Lawrence Foster, amateur d'oeuvres rares, veillera sur le Philharmonique de Radio France dans une partition riche et complexe, flattant l'orchestre, et qui évite tout exotisme gratuit.

La distribution, largement francophone, a été également soignée autour de Sylvie Brunet, qui mesurera son sens de la déclamation lyrique française aux exigences du rôle-titre.

Après ce pari "aventureux", Bhansali, lui, reprendra son métier habituel, quel que soit le succès public et critique de cette production. "Après cela, je reviens à mes films", prévient-il.

Mittwoch, 12. März 2008

Le patron de l'Orchestre de Paris toujours "inquiet" de l'aide de l'Etat

AFP - Mardi 11 mars, 17h22

PARIS (AFP) - Le directeur général de l'Orchestre de Paris, Georges-François Hirsch, s'est dit mardi "inquiet du financement des orchestres français", invoquant le manque de "réponses claires" sur le soutien apporté par l'Etat aux formations symphoniques en 2008.

"Depuis quelques temps, nous avons vu des discours qui allaient dans le même sens, celui d'une réduction des moyens publics", a déclaré M. Hirsch lors de la présentation à la presse, à la salle Pleyel à Paris, de la saison 2008-2009 de son orchestre.

Face à l'inquiétude de la trentaine de formations symphoniques permanentes en France, la ministre de la Culture Christine Albanel, a assuré le 11 février que "le financement du réseau national (du spectacle vivant) en 2008 (serait) comparable à celui de 2007", précisant qu'elle y incluait "les réseaux musicaux".

"Je ne peux pas dire qu'aujourd'hui nous ayons obtenu des réponses claires", a déploré mardi M. Hirsch, qui est aussi président du Syndicat national des orchestres et des théâtres lyriques subventionnés de droit privé (Synolyr) et de la Fédération des employeurs du spectacle vivant privé et public (Feps).

"Mme Albanel souhaite faire mieux, j'espère qu'elle pourra y arriver", a-t-il ajouté.

L'Orchestre de Paris, qui compte 119 musiciens permanents, est la plus importante formation symphonique de France par son budget (près de 17 millions d'euros, dont environ 8 M EUR apportés par l'Etat et 5 M EUR par la ville).

Il poursuivra en 2008-2009 l'intégrale Mahler de l'Allemand Christoph Eschenbach, qui vivra son avant-dernière saison comme directeur musical.

Les solistes du pupitre des vents, qui font la fierté de cette phalange depuis sa fondation en 1967, seront à l'honneur durant toute la saison.

Outre ses 41 concerts (avec des hommages à Karajan et Messiaen) à la salle Pleyel, dont il est le résident principal, l'Orchestre de Paris se produira dans la fosse de l'Opéra-Comique ("Le Roi malgré lui" de Chabrier) ainsi qu'en tournée en Suisse, Autriche, Allemagne, Italie, Grande-Bretagne et Scandinavie.

Plus de 450.000 spectateurs à la salle Pleyel depuis sa réouverture

AFP - Mardi 11 mars, 17h13

PARIS (AFP) - La salle Pleyel, lieu mythique de la vie musicale parisienne, a attiré "plus de 450.000 spectateurs" depuis sa réouverture en septembre 2006 après rénovation, a annoncé mardi son président, Laurent Bayle, en présentant la saison 2008-2009 de cet auditorium.

Un taux de remplissage de 94% (1.800 spectateurs en moyenne dans une salle de 1.914 sièges) a été comptabilisé au terme de 250 concerts (symphoniques, de musiques vocale, baroque, de chambre, du monde, de jazz et de variétés), selon des chiffres arrêtés à la fin février 2008.

La salle Pleyel rénovée a présenté mardi sa troisième saison (2008-2009), une nouvelle fois très riche sur le plan symphonique.

Outre ses résidents habituels (41 concerts de l'Orchestre de Paris, 24 du Philharmonique de Radio France, 7 du London Symphony Orchestra), l'auditorium accueillera des formations aussi prestigieuses que le New York Philharmonic, l'Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam ou celui du Gewandhaus de Leipzig.

L'immeuble Art déco de la rue du faubourg Saint-Honoré recevra pas moins de trois orchestres berlinois: à défaut du Philharmonique de Berlin, la Staatskapelle, l'Orchestre de la radio et l'Orchestre symphonique allemand (DSO) seront à l'affiche.

La salle Pleyel initiera la saison prochaine plusieurs projets thématiques, autour notamment du pianiste italien Maurizio Pollini (quatre concerts et récitals) et des frères Renaud (violon) et Gautier (violoncelle) Capuçon (trois concerts).

Les grandes voix seront bien représentées avec des prestations du ténor Roberto Alagna, de la mezzo italienne Cecilia Bartoli ou encore de la soprano suédoise Nina Stemme.

Hors musique classique, on relève en jazz les noms de Keith Jarrett, Ahmad Jamal, John Zorn pour un hommage à Serge Gainsbourg, en musiques du monde celui de Salif Keïta et la rencontre de Marcio Faraco et Milton Nascimento pour les 50 ans de la bossa nova, sans oublier Lou Reed, Paolo Conte, le duo électro Air ou Etienne Daho.

La salle Pleyel fonctionne avec un budget annuel de 15 millions d'euros, dont un tiers de subventions (80% de l'Etat et 20% de la ville) et deux tiers de recettes propres (billetterie et mécénat).

Dienstag, 11. März 2008




:: O N E ' L ' O F A F I N A L E ! ::
Official Showtime Press Release


LOS ANGELES, CA (March 10, 2008) – SHOWTIME has renewed the critically-acclaimed, groundbreaking lesbian drama THE L WORD® for a sixth and final season, it was announced today by Robert Greenblatt, SHOWTIME’s President of Entertainment. One of the network’s longest running series, THE L WORD® will culminate early next year in eight final episodes, marking the end of an era chronicling the lives of these iconic characters who have played a pivotal role in changing cultural perceptions of lesbians and the transgender community on and off screen. Production will resume in early summer.

“It has been a privilege to do this series and tell these stories and have these characters in my life and to share them with the show’s passionate fans,” says Ilene Chaiken, creator and executive producer of THE L WORD®. “I am thrilled that SHOWTIME has given us this final opportunity to conclude this journey we have all taken together.”

"We are enormously proud of the legacy of THE L WORD®, a groundbreaking series that well surpassed its niche as a gay show," said Greenblatt. "The title of the show became part of the lexicon, and the breadth and reach of the characters and storylines are a testament to the talent of Ilene Chaiken and her incredible cast. We have a strong tradition of shows that move beyond the stereotypes of lesbian and gay characters, and we are grateful to everyone involved with THE L WORD® who contributed to its legacy.”

"THE L WORD® has been such an important franchise for SHOWTIME,” adds SHOWTIME Chairman and CEO, Matthew Blank. "We look forward to an outstanding finale season next year and know this show will live on in many, many ways."

THE L WORD®‘s large and loyal audience has played an unprecedented role in propelling the plotlines throughout the show’s five year history. Chaiken indicates that the final season will be even more interactive, with fan input guiding the season to its climactic conclusion. “This is by no means the end of THE L WORD®,” she adds. “The brand and the social network community, OurChart.com, will continue to live and be a destination for lesbians everywhere and a lasting tribute to what THE L WORD® has accomplished.”

In its five seasons on SHOWTIME, THE L WORD® generated an avid audience, as well as critical praise and GLAAD Award recognition for its provocative, sexy storylines, the principal cast and for being a magnet for celebrated directors and guest stars. The groundbreaking series follows a group of Los Angeles-based friends as they navigate careers, families, friendships, inner struggles and romantic entanglements. Since its January 2004 debut, the series has become part of American popular culture, spawning its own social networking site (Our Chart.com), huge popularity in Second Life, dedicated fan websites and blogs, along with ancillary products such as THE L WORD®-branded perfume, jewelry and books.

THE L WORD® is executive produced by Ilene Chaiken through her production company Little Chicken Inc. The series was created by Chaiken and Kathy Greenberg & Michele Abbott and is being distributed internationally by MGM International Television Distribution, Inc.


Les filles de L Word posent nues... avant de tirer leur révérence !
Par Purepeople.com

La chaîne câblée américaine Showtime vient d'annoncer que la 6ème saison de la série L Word serait la dernière. Après quatre ans de bons et loyaux services (un record pour le diffuseur), cette fiction verra ses dernières intrigues se résoudre.



D'abord consacrée au quartier branché lesbien de West Hollywood, « L Word avait su dépasser les clivages de l'homosexualité, pour devenir une référence dans l'univers des séries américaines », explique le président de la chaîne.

Mais le programme doit s'arrêter, avant d'être usé...

Cette ultime saison se tournera cet été, toujours avec ses stars (Jennifer Beals et Laurel Holloman), et devrait être diffusée début 2009 aux Etats-Unis. En France, il faudra encore patienter, puisque Canal + ne diffusera la 4e saison que cet été.

La "Semaine de la langue française" du 14 au 24 mars

AFP - Lundi 10 mars, 15h27

PARIS (AFP) - La "Semaine de la langue française", destinée à mettre à l'honneur et redécouvrir des mots du quotidien, se déroulera du 14 au 24 mars, avec "la rencontre" pour thème principal.

Organisée par le ministère de la Culture, la Semaine, qui fête ses dix ans, donnera lieu à de nombreuses manifestations, avec la coopération de grandes institutions culturelles - musées, Château de Versailles... -, autour de la journée internationale de la francophonie, le 20 mars.

Dix mots "parrainés par une personnalité", comme "apprivoiser, palabre, boussole, visage", ont été choisis pour servir de fil rouge à la manifestation, en coopération avec le Québec, à l'occasion du 400e anniversaire en 2008 de la fondation de la ville de Québec, a indiqué lundi la ministre de la Culture, Christine Albanel au cours d'un point de presse.

L'Education nationale est également mobilisée, avec l'organisation d'animations dans les collèges et les lycées.

Mme Albanel a par ailleurs inauguré lundi le site www.franceterme.culture.fr, destiné à faire mieux connaître les nouveaux termes créés en français. Le site est consacré aux termes recommandés publiés régulièrement au Journal Officiel, dont l'emploi s'impose à l'administration, mais qui restent souvent mal connus des Français.

Un Laurence Olivier Award en Grande-Bretagne pour la soprano Natalie Dessay

AFP - Lundi 10 mars, 20h09

PARIS (AFP) - La soprano française Natalie Dessay a obtenu un Laurence Olivier Award, la plus haute récompense pour les arts du spectacle en Grande-Bretagne, pour sa performance dans "La Fille du régiment" de Gaetano Donizetti, a-t-on appris lundi auprès de sa maison de disque, Virgin Classics (EMI).

Lors d'une cérémonie organisée dimanche soir à Londres, le Laurence Olivier Award 2008 pour une "réussite exceptionnelle dans le domaine de l'opéra" a été attribué à cette artiste lyrique de 43 ans, originaire de Lyon.

Le jury a distingué la performance de la chanteuse dans "La Fille du régiment" montée par le metteur en scène français Laurent Pelly au Covent Garden de Londres en janvier et février 2007.

Ce même théâtre a également obtenu un Laurence Olivier Award au titre de la "meilleure nouvelle production lyrique", pour "Pelléas et Mélisande" de Claude Debussy, à laquelle a participé un autre metteur en scène français, Stanislas Nordey.

Montag, 10. März 2008

Natacha Henry : "La Journée de la Femme, ce n'est pas la journée de la galanterie !"

A l'occasion de la Journée de la Femme, la journaliste Natacha Henry, auteur de "Les filles faciles n'existent pas" revient sur la place des femmes dans la société actuelle et sur les évolutions en matière d'égalité des sexes.

Ce samedi a lieu la Journée Internationale de la femme. Que pensez-vous de cette journée ? Représente-t-elle quelque chose pour vous ?

Elle a le mérite de mettre sur le devant de la scène des thématiques qui sont rarement abordées le reste de l'année. Alors, bien sûr, cela fait un peu gadget mais je crois que les associations féministes qui travaillent toute l'année dans l'ombre tiennent beaucoup à cette journée. Elles peuvent bénéficier de subventions pour organiser des rencontres et des manifestions. Je pense notamment au planning familial qui agit au quotidien pour la protection et la santé de femmes. En tout cas, ce ne n'est pas la journée de la galanterie. C'est complètement idiot d'offrir une rose à sa femme ce jour-là par exemple !

Si vous deviez choisir un événement majeur dans la lutte pour l'égalité entre homme et femme, lequel serait-il ?

Je vous en citerais quatre : la pilule du lendemain dans les lycées, la parité inscrite dans la constitution française, le viol retenu comme statut de crime et la législation sur le harcèlement sexuel aux Etats-Unis. Non pas que je sois pour la culture du procès mais je pense que ce genre de loi a un effet sur certains comportements masculins vulgaires et inadmissibles.

"Mettre en avant les associations qui aident les femmes au quotidien"


D'après vous, la situation des femmes dans le monde s'est-elle améliorée ou détériorée ces derniers années ?

Une chose vraiment positive : le travail que fait l'Unicef pour l'accès à l'éducation des femmes dans les pays pauvres. J'ai pu m'en rendre compte lors du reportage que j'ai réalisé en Ethiopie sur les mariages de petites filles. Malheureusement, beaucoup de choses se sont aussi dégradées. Je pense notamment à la prostitution, aux trafics d'êtres humains, et à l'utilisation du viol comme arme de guerre.

Ce week-end ont également lieu les Municipales. La proportion des femmes en politique reste très faible. Pensez-vous que les hommes politiques et les partis politiques font suffisamment pour promouvoir les femmes ?

Au niveau gouvernemental, les femmes ont enfin trouvé leur place. C'est essentiel et cela permet aux jeunes filles de pouvoir s'identifier. Mais le plus gros du problème reste au niveau local. Il y a encore trop peu de femmes députés et maires. Pour s'impliquer politiquement dans une ville ou une circonscription, les femmes doivent mener de front plusieurs activités. Comment voulez-vous qu'elles s'en sortent si les réunions du conseil municipal se déroulent à 20 h ? Si elles ne sont pas soutenues par leur conjoint, c'est presque impossible. Je constate aussi que certaines femmes n'osent pas franchir le pas car elles ne se sentent pas légitimes et qu'elles ont peur de parler en public.





filles faciles existent pas





Dans votre dernier livre "Les filles faciles n'existent pas", vous lancez un message fort contre le moralisme ambiant et le sexisme. Qu'est-ce qui vous a le plus interpelé en écrivant ce livre ?

J'ai été frappée de constater à quel point les femmes d'aujourd'hui ont intégré cette notion de "fille facile". "Il ne faut pas s'habiller trop court", "il faut faire attention à sa réputation"... C'est fou toute cette pression sociale qui pèse sur les femmes. Prenez l'exemple de Carla Bruni ou même de Monica Lewinsky. La façon dont ont les a traitées à cause de leurs aventures amoureuses est vraiment injuste ! Cela fait preuve d'un certain conservatisme.
Encore aujourd'hui, il y a cette théorie qui dit que les hommes ont des pulsions et que ce sont aux femmes de faire attention à ne pas les réveiller en s'habillant de telle ou telle manière. C'est un discours moralisateur et extrêmement culpabilisant. Je tiens à dire qu'il y a aussi des femmes, habillées en jean, victimes de viol !

Avez-vous un dernier message à transmettre aux hommes et aux femmes qui souhaitent agir pour l'égalité entre homme et femme ?

Ayez des relations apaisées et libres. Et ne croyez plus que les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus. C'est complètement faux !

Montag, 3. März 2008

Le monde de la culture manifeste contre le gouvernement, surtout à Paris

AFP - Vendredi 29 février, 19h32

PARIS (AFP) - Le monde de la culture a manifesté contre la politique culturelle du gouvernement et la baisse des subventions, vendredi, lors d'une journée de mobilisation nationale qui a surtout concerné Paris.

Plus d'un millier de manifestants (700 selon la police) se sont rassemblés dans l'après-midi place du Palais Royal, avec comme mot d'ordre "artistes, espèce en danger".

Ils portaient des pancartes où figuraient "Sarkozy, permanent du spectacle", "Albanel, OGM de la Culture" ou "Culture bigarrée et pas culture Bigard".

A Marseille, quelque 400 personnes ont manifesté devant la préfecture de région.

A Orléans, 150 personnes se sont rassemblées devant le centre d'art dramatique, avant de déposer une couronne de fleurs devant la direction des affaires culturelles (Drac). A Toulouse, ils étaient une centaine de professionnels de la culture devant la Préfecture de région.

En Bretagne, les structures culturelles étaient appelées à envoyer un courrier aux préfets de région et d'Ille-et-Vilaine, du Finistère, du Morbihan, des Côtes d'Armor ainsi qu'à la Drac, pour dénoncer "les conséquences désastreuses de baisses de crédits allant de 5 à 100%".

L'appel à cette journée de "mobilisation nationale contre le désengagement de l'Etat dans la Culture" avait été lancé par l'Ufisc (Union fédérale d'intervention des structures culturelles), qui regroupe essentiellement des structures de musiques actuelles mais a ensuite été rejointe par d'autres secteurs culturels, comme le théâtre.

Depuis plusieurs mois, la grogne monte dans le monde de la culture et plus particulièrement du spectacle vivant, qui dénonce un déficit de politique culturelle, l'instauration d'une "culture de l'audimat" dictée par la lettre de mission envoyée par l'Elysée et Matignon à la ministre Christine Albanel, ainsi qu'un désengagement budgétaire de la part du gouvernement.

Ce dernier a lancé le 11 février les Entretiens de Valois, sorte de mini-Grenelle de la culture.

Mercredi lors d'une conférence de presse au Théâtre de l'Odéon à Paris, un nombre exceptionnellement élevé de metteurs en scène du théâtre public avaient protesté contre la politique culturelle du gouvernement. Parmi eux, de grands noms comme Olivier Py, Patrice Chéreau, Ariane Mnouchkine, Didier Bezace, Jérôme Deschamps, Muriel Mayette ou Stanislas Nordey.

Certains étaient présents à la manifestation parisienne de vendredi, dont Arnaud Meunier (Compagnie de la Mauvaise Graine).

"A-t-on encore une politique culturelle en France ou ne s'agit-il plus que d'une vision comptable des choses? On nous tient un double discours: d'un côté on parle d'ambition pour la démocratisation culturelle, de l'autre on sacrifie le peu d'argent qui reste pour ce travail", a-t-il déclaré à l'AFP.

"Tout ce qui est action culturelle en direction des quartiers, de la politique de la ville, partout où il y a des relais en cours avec les collectivités locales, cela chute énormément", a estimé, à Toulouse, Philippe Metz, représentant régional d'un organisme de formation aux musiques actuelles.

En marge d'un déplacement à Blois, le Premier ministre François Fillon a déclaré: "Il faut que chacun comprenne que la France ne peut pas vivre à crédit. Il faut que nous résorbions notre déficit, que nous réduisions notre dette et le monde de la culture y participera comme tous les autres postes du budget de l'Etat".

Enfin, dans un communiqué, Mme Albanel a estimé que "rien ne permet de parler de désengagement de l'Etat dans le domaine culturel".

Donnerstag, 28. Februar 2008

Image de la femme dans les médias: une commission contre les dérives sexistes

Par Martine VERON AFP - Mercredi 27 février, 17h54

PARIS (AFP) - L'image de la femme dans les médias, trop souvent stéréotypée et dévalorisante, va faire l'objet d'une réflexion initiée par la secrétaire d'Etat à la Solidarité qui souhaite que soit donnée des femmes "une image qui corresponde à leur véritable place dans la société".

"Il y a quelque chose d'inacceptable dans le décalage entre les stéréotypes qui continuent à s'appliquer à l'image des femmes et leurs rôles familial et social", a déclaré mercredi Valérie Létard, en installant une "commission de réflexion sur l'image des femmes dans les médias", présidée par la réalisatrice Michèle Reiser.

Membre du CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel), Mme Reiser sera entourée de personnalités aussi diverses que Brigitte Gresy, inspectrice générale des affaires sociales, Malek Boutih, secrétaire national du PS et ancien président de SOS-Racisme, l'ancien mannequin Inès de la Fressange ou la comédienne Elsa Zylberstein, le psychiatre Marcel Rufo ou Isabelle Falque (conseiller d'Etat).

Sans "porter atteinte à la libre création", il faut, a estimé la ministre, que les médias prennent conscience que certaines représentations de la femme freinent les progrès vers l'égalité homme-femme.

"Il n'y a pas de système qui garantisse le zéro défaut", estime Joseph Besnaïnou, directeur général du BVP (Bureau de vérification de la publicité).

Il souligne que, depuis l'accord signé en 2003 avec le ministère de la Parité, les manquements à la déontologie sont en baisse notable. "Il y en a peu, mais encore trop", dit-il cependant.

"C'est compliqué, très subjectif, on fait de la pédagogie, on donne des conseils a priori, ensuite, les annonceurs les suivent ou pas", dit-il, citant deux exemples récents, l'un de Warner Music qui "a renoncé à une publicité sur internet après avis négatif" et l'autre de la chaîne de vêtements American Apparel, déjà connue pour ses publicités provocantes, qui n'y a pas donné suite.

S'il est clair qu'une publicité affichant "mon banquier me préfère à découvert" est sexiste, il est plus difficile, dit-il, de faire la part entre sexisme et "artistique". "Aubade (marque de sous-vêtements), c'est limite, mais personne ne penserait les attaquer", dit-il.

En 2007, le BVP a identifié comme choquantes les publicités pour motos qui présentent encore des femmes largement dénudées, ou celle du loueur "Rent a car", dont la publicité représentant une femme en combinaison ouverte évoquait la "combinaison gagnante". "Ils ont arrêté la campagne, mais le mal était fait", note Joseph Besnaïnou.

Le BVP, qui a rendu en 2007 "20.000 avis concernant la télévision et 15.000 pour les autres médias", va créer à l'automne un "jury de déontologie publicitaire", constitué de 9 experts qui vont, sur plaintes de consommateurs, rendre leur verdict, "une sanction bien plus forte que la loi", affirme M. Besnaïnou.

"Un des impératifs des médias, c'est de vendre, et la femme fait vendre, on le sait", commente Michèle Reiser. Mais, prévient-elle, "c'est aussi elle qui achète, majoritairement".

Dans un rapport de juillet 2007 condamnant l'"exploitation" de l'image de la femme, la Délégation sénatoriale aux droits des femmes regrettait que le contrôle ne soit pas exhaustif, seule la télévision étant soumise à un contrôle systématique.

Le rapport condamnait notamment le retour du "porno chic", concernant certaines grandes marques de luxe, la tendance mêlant pornographie, violence et soumission, réapparue au début des années 2000, ou le "culte de la minceur excessive".

France Monde: les syndicats de France 24 "vigilants" sur le multilinguisme


AFP - Mercredi 27 février, 20h16

PARIS (AFP) - L'intersyndicale (CFDT, CGC, SNJ, Usna-CFTC) de France 24 a averti mercredi qu'elle serait "vigilante" sur le "respect des identités" des trois sociétés coiffées par la future holding France Monde, précisant que le "multilinguisme" de la chaîne était "non négociable".

C'est la première fois que les syndicats de France 24 communiquent depuis la nomination d'Alain de Pouzilhac, le patron de la chaîne, à la tête de la future holding qui devra chapeauter France 24, RFI et TV5Monde.

L'intersyndicale de France 24 "se montrera extrêmement vigilante" sur le "respect scrupuleux des identités et des cultures des trois entreprises qui composent la holding", écrit-elle dans un communiqué.

"En ce qui concerne France 24, le multilinguisme, principe fondateur de la chaîne, est non négociable", prévient-elle.

Le 8 janvier, Nicolas Sarkozy avait déclaré à propos de France Monde qu'elle ne pouvait "que parler français".

Les syndicats de France 24 demandent aussi la "mobilisation de moyens financiers à la hauteur des ambitions de France Monde", la "garantie de l'emploi pour les salariés des trois entreprises" et l'"indépendance éditoriale des trois sociétés vis-à-vis des ministères de tutelle".

L'intersyndicale demande enfin que les personnels de France 24, RFI et TV5 Monde "soient étroitement associés à la mise en oeuvre de cette réforme dans la plus grande transparence".

Mittwoch, 27. Februar 2008

La musique serait bénéfique aux victimes d'AVC


Par Destination Santé Destination Sante - Lundi 25 février, 08h50

Aux patients victimes d'un accident vasculaire cérébral (AVC), la prescription de séances de musicothérapie pourrait s'avérer fort utile. Jazz, musique classique et folk soulageraient certains troubles dépressifs qui suivent l'accident, et amélioreraient l'élocution.

Une équipe finlandaise s'est intéressée à 60 patients hospitalisés pour AVC. Juste après leur accident, une partie se voyait proposer une « prescription » de deux heures quotidiennes de la musique de leur choix. Ce « traitement » a été poursuivi six mois, les autres membres de la cohorte constituant le groupe contrôle.

« Trois mois après leur AVC, nous avons remarqué que les patients du groupe traité étaient moins déprimés. Par ailleurs, leurs progrès en matière d'élocution étaient plus importants » souligne l'un des auteurs. Ce dernier affiche toutefois un optimisme mesuré. « Il s'agit de la première étude sur ce sujet, nous avons donc besoin de confirmer ces données auprès d'une cohorte plus large. »

Source : Medical Journal Brain, 19 février 2008

Montag, 25. Februar 2008

Marion Cotillard récompensée par un historique Oscar de la meilleure actrice

Par Par Tangi QUEMENER AFP - Lundi 25 février, 08h55

HOLLYWOOD ((AFP) - La Française Marion Cotillard a remporté dimanche un historique Oscar de la meilleure actrice à Hollywood pour "La môme" sur la vie d'Edith Piaf, tandis que les statuettes des seconds rôles sont allés à Javier Bardem et Tilda Swinton. Evènement

"Merci l'amour, merci la vie... C'est vrai qu'il y a des anges dans cette ville!", s'est exclamé en anglais Marion Cotillard, bouleversée, après avoir reçu sa statuette des mains de l'acteur Forest Whitaker.


L'Oscar du meilleur acteur a été attribué au comédien irlandais Daniel Day-Lewis pour son rôle dans "There will be blood", un acteur déjà récompensé en 1987 dans la même catégorie. Il était en compétition avec George Clooney (Michael Clayton"), Johny Depp ("Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street"), Tommy Lee Jones ("Dans la vallée d'Elah") et Viggo Mortensen ("Les promesses de l'ombre").

L'Oscar du meilleur film a été attribué à "Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme" de Joel et Ethan Coen.

C'est la première fois qu'une Française remporte un Oscar de la meilleure actrice depuis Simone Signoret en 1960 et la première fois depuis 1962 et Sophia Loren dans "La Ciociara" que l'Académie des arts et des sciences du cinéma récompense une performance d'actrice dans une langue autre que l'anglais.

Avant elle, Javier Bardem a été honoré pour son rôle de tueur psychopathe dans "Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme" des frères Joel et Ethan Coen, film qui a aussi obtenu l'Oscar de la meilleure adaptation. De son côté, la Britannique Tilda Swinton a remporté à la surprise générale l'Oscar du meilleur second rôle féminin pour "Michael Clayton", où elle joue une ambitieuse femme d'affaires.

"Ratatouille", l'histoire d'un rat voulant devenir chef cuisinier, production des studios Disney et Pixar, a valu à son réalisateur Brad Bird son deuxième Oscar du meilleur film d'animation après "Les indestructibles" en 2005.

Avant la cérémonie, les stars ont sacrifié au rituel du tapis rouge, recouvert d'une bâche en plastique transparent en raison des averses de pluie qui se sont abattues depuis samedi sur Hollywood, le quartier historique du 7e art au nord-ouest de Los Angeles.

Avant la consécration de Marion Cotillard, la soirée avait très bien débuté pour le cinéma français, puisque "La môme" a remporté l'Oscar du maquillage, tandis que Philippe Pollet-Villard a enlevé la statuette du meilleur court métrage grâce au "Mozart des pick-pockets". L'Académie, qui organise les Oscars depuis 1929, avait sélectionné cette année des oeuvres violentes, des acteurs jouant des personnages inquiétants et des scénarios particulièrement sombres.

La fable sanglante "Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme" était nommée dans huit catégories et a remporté la prestigieuse statuette du meilleur film, remise à la fin de la cérémonie. Le non moins violent "There will be blood" a aussi décroché huit sélections, dont l'Oscar du meilleur acteur à Daniel Day-Lewis. Le drame romantique britannique "Reviens-moi" et le thriller "Michael Clayton" suivent avec sept nominations.

Chez les acteurs, George Clooney ("Michael Clayton") et Daniel Day-Lewis ("There will be blood") étaient en concurrence avec Tommy Lee Jones ("Dans la vallée d'Elah"), Viggo Mortensen ("Les promesses de l'ombre") et Johnny Depp ("Sweeney Todd").

Côté documentaires, le "Sicko" de Michael Moore était notamment opposé à trois films évoquant la "guerre contre le terrorisme". Enfin, pour le trophée du meilleur film étranger rivalisaient des oeuvres israélienne, polonaise, russe, kazakhe et autrichienne.

Présentée par le comédien John Stewart, la cérémonie a échappé de peu à la grève des scénaristes de Hollywood, résolue il y a deux semaines. L'Académie, dont le collège électoral est composé de 5.829 professionnels du 7e art, remet des récompenses dans 24 catégories.

Donnerstag, 21. Februar 2008

Malgré des avancées, les inégalités entre hommes et femmes persistent

Par Martine VERON AFP - Jeudi 21 février, 00h23

PARIS (AFP) - Malgré des avancées, les femmes sont toujours moins payées que les hommes, sous-représentées aux postes de responsabilité et en première ligne pour les tâches familiales, selon un vaste panorama publié jeudi par l'Insee.

La persistance des inégalités entre hommes et femmes, révélée par la nouvelle édition de "Regards sur la parité" (la précédente remonte à 2004), devrait nourrir les débats de la prochaine Journée internationale des femmes, le 8 mars, traditionnel moment des bilans pour les mouvements féministes.

Cette vue d'ensemble, réalisée par l'Institut national de la statistique et des études économiques, montre la persistance des traditions dans l'orientation scolaire, les secteurs d'emploi occupés et le partage des tâches domestiques, avec des conséquences en termes d'inégalités de temps de travail, de responsabilités et de salaire.

Les filles ont globalement de meilleurs résultats scolaires que les garçons et font plus souvent des études supérieures, mais elles continuent à investir les filières les moins porteuses en termes d'emplois (64% de filles en terminale économique et sociale, et 81% en littéraire).

Elles vont plus souvent à l'université (59% des inscrits), et forment le gros bataillon des instituts de formation des maîtres (IUFM) et des écoles paramédicales et sociales. Les écoles de commerce connaissent en revanche une situation plus équilibrée.

Les secteurs d'activité restent donc "très sexués" : les femmes occupent 75% des emplois dans les secteurs de l'éducation, santé et action sociale, et 61% dans les services aux particuliers, où les salaires sont peu élevés.

Inchangé ou presque, le partage des rôles dans la sphère domestique : la garde des enfants est "une activité généralement prise en charge par les femmes", qui sont aussi vouées à l'aide des personnes âgées, dont le nombre va augmenter fortement dans les années à venir. Lorsqu'un enfant s'occupe de ses parents, c'est la fille dans 70% des cas, selon l'Insee.

Enfin, les femmes consacrent quotidiennement deux fois plus de temps que les hommes aux tâches domestiques.

Pourtant, le taux d'activité des femmes augmente (il est passé de 60% en 1975 à 82% en 2006), alors que celui des hommes baisse légèrement (de 97% à 95%).

Mais les femmes sont plus touchées par le chômage, bien qu'elles aient profité plus que les hommes de la baisse actuelle (en 2006, leur taux de chômage est passé de 10% à 8,4%, mais de 7,9% à 7,5% pour les hommes).

Près de 31% des femmes sont à temps partiel, contre 6% des hommes.

Malgré des progrès, l'écart entre salaires horaires nets moyens pour les salariés à temps complet était de 23% en 2005, et même de 27% chez les cadres. Dans le secteur des services, l'écart est proche de 30%, comme dans la fonction publique hospitalière (27%).

Les différences de caractéristiques (éducation, expérience, temps de travail, types d'emploi ...) n'expliquent, selon l'Insee, qu'environ 75% des écarts de salaires mensuels.

Dans le privé, seul un poste d'encadrement sur quatre est occupé par une femme. Dans la fonction publique d'Etat, seuls 16% des emplois de dirigeants sont occupés par des femmes.

En politique, les femmes ont gagné en parité, mais essentiellement pour les élections où la loi est contraignante, comme les municipales. Pour les autres scrutins, elles sont, comme ailleurs, encore bien loin de la parité.