Freitag, 14. März 2008

Harmonia Mundi, la cinquantaine sans la crise

Par Benoît FAUCHET AFP - il y a 2 heures 30 minutes

PARIS (AFP) - Fondé en 1958 par le très militant Bernard Coutaz, Harmonia Mundi, le plus important éditeur phonographique français spécialisé en musique classique, ne craint pas la crise de la cinquantaine et croit toujours en l'avenir du disque.

La maison basée à Arles (Bouches-du-Rhône) n'a pas attendu 2008 pour fêter son jubilé, cédant dès l'automne à la mode des coffrets à bas prix en écoulant une somme de cinquante "chefs-d'oeuvre" (30 CD, 40 euros) à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires.

Le 27 mars, Harmonia Mundi tirera une nouvelle salve de rééditions avec les premières parutions de sa collection "hmGold".

Le mélomane y trouvera des enregistrements qui ont marqué l'histoire d'un label très actif dans le répertoire ancien et baroque, avec les Belges Philippe Herreweghe et René Jacobs notamment, mais aussi en musique chorale ou de chambre.

Parallèlement, durant quatre semaines chaque dimanche dès le 16 mars, France Musique consacrera ses "Greniers de la mémoire" à cet anniversaire, en compagnie du fondateur de la maison, Bernard Coutaz, toujours vaillant à 85 ans.

En octobre 1958, c'est un journaliste engagé à gauche -- "je le suis toujours", dit-il -- qui lance, d'abord à Paris, sa maison de disque.

"Je ne supportais pas l'autorité des rédacteurs en chef. J'étais préparé pour le livre, mais comme je pensais que le microsillon était promis à un large développement, j'ai choisi le disque", explique Bernard Coutaz à l'AFP.

"Un peu bousculé" dans la capitale, l'entrepreneur trouve le calme dans le Luberon. C'est là qu'il lancera sa première collection (des enregistrements d'orgues historiques) et fera la rencontre du pionnier des contre-ténors modernes, l'Anglais Alfred Deller, fidèle au label jusqu'à sa mort en 1979.

Harmonia Mundi s'installera dans un mas arlésien en 1986. "J'avais promis 30 emplois. En 2008, on est 138 à Arles, 260 en France, 320 dans le monde", égrène avec fierté Bernard Coutaz, à la tête d'un groupe qui s'assume multinational mais demeure indépendant, et se targue en France de faire jeu égal au rayon classique avec EMI derrière Universal, soit deux majors.

"J'ai montré qu'une telle société pouvait vivre et se développer, même dans un marché qui se casse la gueule de 45% en cinq ans", souligne le PDG, qui affiche deux à trois millions d'euros de résultat net sur un chiffre d'affaires de 60 M EUR.

Comment ? D'abord grâce à un catalogue "qui a évolué en suivant les artistes, leurs désirs, plutôt qu'en les précédant". Ensuite, en réinvestissant les bénéfices dans la production, après en avoir distribué 20% au personnel.

Du coup, Bernard Coutaz peut se permettre de ne pas foncer tête baissée dans les ventes numériques, improbable eldorado devant lequel il est "sans illusion".

"Le téléchargement pour le classique doit représenter 3% des ventes. Pourquoi ? Parce que nous ne sommes pas des extraterrestres avec des grandes oreilles, mais avons des yeux et des mains qui ont envie de voir, de toucher et de posséder", fait-il valoir.

Selon lui, la crise n'est donc pas celle du support (le CD) mais de la distribution, à l'heure où les magasins spécialisés ferment les uns après les autres sous la poussée des grandes enseignes et de l'absence de prix unique.

D'où l'idée de lancer ses propres boutiques, désormais au nombre de 44 en France et de 3 en Espagne.

"Et ça marche", relève Bernard Coutaz, qui dit "ne pas croire au miracle, mais à l'obstination et à la continuité".

Donnerstag, 13. März 2008

Le 80e anniversaire du chanteur Gilles Vigneault fêté en avance à Paris

AFP - Jeudi 13 mars, 00h38

PARIS (AFP) - Il fêtera ses 80 ans à l'automne, mais les amis parisiens du poète-chanteur québécois Gilles Vigneault ont anticipé l'événement en lui rendant un hommage tout en chansons mercredi soir.

C'était à la Délégation Générale du Québec. Il y avait là la chanteuse Fabienne Thibeault, inoubliable "serveuse automate" de Starmania, tout comme le créateur de la comédie musicale Luc Plamondon, lui aussi québécois.

Côté français, Guy Béart interpréta "Quand vous mourrez de nos amours", un des premiers grands succès du chantre du Québec, et Marcel Amont son "Pour traverser la rivière". Côté belge, Julos Beaucarne se lança dans le célèbre "Gens du pays" en wallon.

De l'homme au regard d'enfant et au profil d'oiseau, on chanta les louanges. "Pour parler de Gilles, les mots sont trop fragiles", confiait Fabienne Thibeault. "C'est un être extraordinaire, un auteur merveilleux, quelqu'un d'extrêmement courtois".

Hughes Aufray rapportait sa fierté d'avoir été le premier à faire entendre, en 1966, lors d'une émission de télévision française, la voix du poète né à Natashquan, sur les rives du fleuve Saint-Laurent. Anne Sylvestre disait de Gilles Vigneault qu'il était envieux de ses tournures de phrases à elle, et qu'elle enviait ses tournures à lui.

Mais le poète, dont l'intégrale des chansons enregistrées paraît aux Editions de l'Archipel sous le titre "Gilles Vigneault: les gens de mon pays", restait dans ses étoiles.

"C'est une fête que je ne mérite pas, mais que j'accepte bien volontiers", dit-il. "C'est une fête en rapport avec l'idée de passer du temps avec les gens. Pour moi, c'est d'aller les voir chez eux, dans les provinces, à la campagne, comme je viens de le faire en Belgique et en France".

Mais il revient toujours aux vastes contrées de son pays.

"J'ai hâte d'y retourner pour le printemps. Parce que le 19 mars, c'est la Saint-Joseph, la fête du sucre. Partout dans les villages, les enfants vont dans les bois recueillir l'eau des érables, pour la transformer en sirop".

"Je viens de me construire une cabane, sur les rives d'un lac. J'y serai pour la fête du sucre. Pour le printemps. Mon quatre-vingtième printemps!"

L'opéra "Padmâvatî", un défi inédit pour Bhansali, figure du cinéma indien

Par Benoît FAUCHET AFP - Mercredi 12 mars, 17h33

PARIS (AFP) - Après 60 ans d'absence à Paris, l'opéra-ballet français "Padmâvatî" composé par Roussel s'installera vendredi au Théâtre du Châtelet dans une mise en scène du cinéaste indien Bhansali qui s'annonce fastueuse mais raffinée, sans le côté kitsch de nombreux films de Bollywood.

Sanja Leela Bhansali, 45 ans, qui a réalisé cinq films dont "Devdas", présenté au Festival de Cannes en 2002 et nommé aux Oscars, signe sa toute première mise en scène d'opéra avec cette nouvelle production programmée six fois jusqu'au 24 mars.

"C'est nouveau pour moi de monter un spectacle vivant devant un public et de faire interpréter de la musique classique occidentale visuellement et théâtralement sur une scène, ce qui m'a toujours fasciné", explique Bhansali dans un entretien à l'AFP.

Si le défi est inédit, l'histoire de "Padmâvatî" -- opéra-ballet en deux actes d'Albert Roussel (1869-1937), créé à l'Opéra de Paris en 1923 mais curieusement absent des scènes parisiennes depuis 1947 -- n'est pas étrangère à l'univers du réalisateur indien.

Le livret de Louis Laloy reprend une légende indienne selon laquelle la reine Padmâvatî, au début du XIVe siècle, préfère être brûlée dans son palais plutôt que de tomber entre les mains du sultan mogol Alaouddin et de renoncer à son union sacrée avec son époux Rata-Sen.

"Pour moi, c'est une grande histoire à raconter. C'est l'histoire d'une femme qui se bat pour sa dignité", résume Bhansali.

Désireux de ressusciter l'opéra-ballet en vogue sous l'ère baroque française (avec Rameau notamment), Roussel voulait en faire un "spectacle où les danses, les choeurs, la magie des décors et des lumières auraient une part prédominante".

Une oeuvre au carrefour de disciplines artistiques qui colle a priori bien à l'univers de Bhansali, réalisateur mais aussi chorégraphe féru de musique, dont il dit qu'"elle est le point de travail de tout (son) travail".

Si son nom est associé à celui de Bollywood, ses luxuriantes danses et chansons, Bhansali est réputé pour un style élégant et raffiné rompant avec les standards de l'industrie cinématographique commerciale de Bombay.

Le mot Bollywood, d'ailleurs, ne figure pas dans son vocabulaire. "Je suis un cinéaste indien, et le cinéma indien est vaste. Comment dites-vous pour les films français ? +Follywood+ ?", glisse-t-il avec amusement.

Son spectacle pour "Padmâvatî", réglé par une équipe 100% indienne (scénographie d'Omung Kumar Bhandula, Tanusree Shankar à la chorégraphie, Rajesh Pratap Singh pour les costumes), n'écarte cependant pas un certain faste, avec animaux vivants (dont un éléphant) sur scène et décors monumentaux.

Pour le reste, la musique et le chant, Bhansali devrait être bien épaulé. Dans la fosse du Châtelet, le chef américain Lawrence Foster, amateur d'oeuvres rares, veillera sur le Philharmonique de Radio France dans une partition riche et complexe, flattant l'orchestre, et qui évite tout exotisme gratuit.

La distribution, largement francophone, a été également soignée autour de Sylvie Brunet, qui mesurera son sens de la déclamation lyrique française aux exigences du rôle-titre.

Après ce pari "aventureux", Bhansali, lui, reprendra son métier habituel, quel que soit le succès public et critique de cette production. "Après cela, je reviens à mes films", prévient-il.

Mittwoch, 12. März 2008

Le patron de l'Orchestre de Paris toujours "inquiet" de l'aide de l'Etat

AFP - Mardi 11 mars, 17h22

PARIS (AFP) - Le directeur général de l'Orchestre de Paris, Georges-François Hirsch, s'est dit mardi "inquiet du financement des orchestres français", invoquant le manque de "réponses claires" sur le soutien apporté par l'Etat aux formations symphoniques en 2008.

"Depuis quelques temps, nous avons vu des discours qui allaient dans le même sens, celui d'une réduction des moyens publics", a déclaré M. Hirsch lors de la présentation à la presse, à la salle Pleyel à Paris, de la saison 2008-2009 de son orchestre.

Face à l'inquiétude de la trentaine de formations symphoniques permanentes en France, la ministre de la Culture Christine Albanel, a assuré le 11 février que "le financement du réseau national (du spectacle vivant) en 2008 (serait) comparable à celui de 2007", précisant qu'elle y incluait "les réseaux musicaux".

"Je ne peux pas dire qu'aujourd'hui nous ayons obtenu des réponses claires", a déploré mardi M. Hirsch, qui est aussi président du Syndicat national des orchestres et des théâtres lyriques subventionnés de droit privé (Synolyr) et de la Fédération des employeurs du spectacle vivant privé et public (Feps).

"Mme Albanel souhaite faire mieux, j'espère qu'elle pourra y arriver", a-t-il ajouté.

L'Orchestre de Paris, qui compte 119 musiciens permanents, est la plus importante formation symphonique de France par son budget (près de 17 millions d'euros, dont environ 8 M EUR apportés par l'Etat et 5 M EUR par la ville).

Il poursuivra en 2008-2009 l'intégrale Mahler de l'Allemand Christoph Eschenbach, qui vivra son avant-dernière saison comme directeur musical.

Les solistes du pupitre des vents, qui font la fierté de cette phalange depuis sa fondation en 1967, seront à l'honneur durant toute la saison.

Outre ses 41 concerts (avec des hommages à Karajan et Messiaen) à la salle Pleyel, dont il est le résident principal, l'Orchestre de Paris se produira dans la fosse de l'Opéra-Comique ("Le Roi malgré lui" de Chabrier) ainsi qu'en tournée en Suisse, Autriche, Allemagne, Italie, Grande-Bretagne et Scandinavie.

Plus de 450.000 spectateurs à la salle Pleyel depuis sa réouverture

AFP - Mardi 11 mars, 17h13

PARIS (AFP) - La salle Pleyel, lieu mythique de la vie musicale parisienne, a attiré "plus de 450.000 spectateurs" depuis sa réouverture en septembre 2006 après rénovation, a annoncé mardi son président, Laurent Bayle, en présentant la saison 2008-2009 de cet auditorium.

Un taux de remplissage de 94% (1.800 spectateurs en moyenne dans une salle de 1.914 sièges) a été comptabilisé au terme de 250 concerts (symphoniques, de musiques vocale, baroque, de chambre, du monde, de jazz et de variétés), selon des chiffres arrêtés à la fin février 2008.

La salle Pleyel rénovée a présenté mardi sa troisième saison (2008-2009), une nouvelle fois très riche sur le plan symphonique.

Outre ses résidents habituels (41 concerts de l'Orchestre de Paris, 24 du Philharmonique de Radio France, 7 du London Symphony Orchestra), l'auditorium accueillera des formations aussi prestigieuses que le New York Philharmonic, l'Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam ou celui du Gewandhaus de Leipzig.

L'immeuble Art déco de la rue du faubourg Saint-Honoré recevra pas moins de trois orchestres berlinois: à défaut du Philharmonique de Berlin, la Staatskapelle, l'Orchestre de la radio et l'Orchestre symphonique allemand (DSO) seront à l'affiche.

La salle Pleyel initiera la saison prochaine plusieurs projets thématiques, autour notamment du pianiste italien Maurizio Pollini (quatre concerts et récitals) et des frères Renaud (violon) et Gautier (violoncelle) Capuçon (trois concerts).

Les grandes voix seront bien représentées avec des prestations du ténor Roberto Alagna, de la mezzo italienne Cecilia Bartoli ou encore de la soprano suédoise Nina Stemme.

Hors musique classique, on relève en jazz les noms de Keith Jarrett, Ahmad Jamal, John Zorn pour un hommage à Serge Gainsbourg, en musiques du monde celui de Salif Keïta et la rencontre de Marcio Faraco et Milton Nascimento pour les 50 ans de la bossa nova, sans oublier Lou Reed, Paolo Conte, le duo électro Air ou Etienne Daho.

La salle Pleyel fonctionne avec un budget annuel de 15 millions d'euros, dont un tiers de subventions (80% de l'Etat et 20% de la ville) et deux tiers de recettes propres (billetterie et mécénat).

Dienstag, 11. März 2008




:: O N E ' L ' O F A F I N A L E ! ::
Official Showtime Press Release


LOS ANGELES, CA (March 10, 2008) – SHOWTIME has renewed the critically-acclaimed, groundbreaking lesbian drama THE L WORD® for a sixth and final season, it was announced today by Robert Greenblatt, SHOWTIME’s President of Entertainment. One of the network’s longest running series, THE L WORD® will culminate early next year in eight final episodes, marking the end of an era chronicling the lives of these iconic characters who have played a pivotal role in changing cultural perceptions of lesbians and the transgender community on and off screen. Production will resume in early summer.

“It has been a privilege to do this series and tell these stories and have these characters in my life and to share them with the show’s passionate fans,” says Ilene Chaiken, creator and executive producer of THE L WORD®. “I am thrilled that SHOWTIME has given us this final opportunity to conclude this journey we have all taken together.”

"We are enormously proud of the legacy of THE L WORD®, a groundbreaking series that well surpassed its niche as a gay show," said Greenblatt. "The title of the show became part of the lexicon, and the breadth and reach of the characters and storylines are a testament to the talent of Ilene Chaiken and her incredible cast. We have a strong tradition of shows that move beyond the stereotypes of lesbian and gay characters, and we are grateful to everyone involved with THE L WORD® who contributed to its legacy.”

"THE L WORD® has been such an important franchise for SHOWTIME,” adds SHOWTIME Chairman and CEO, Matthew Blank. "We look forward to an outstanding finale season next year and know this show will live on in many, many ways."

THE L WORD®‘s large and loyal audience has played an unprecedented role in propelling the plotlines throughout the show’s five year history. Chaiken indicates that the final season will be even more interactive, with fan input guiding the season to its climactic conclusion. “This is by no means the end of THE L WORD®,” she adds. “The brand and the social network community, OurChart.com, will continue to live and be a destination for lesbians everywhere and a lasting tribute to what THE L WORD® has accomplished.”

In its five seasons on SHOWTIME, THE L WORD® generated an avid audience, as well as critical praise and GLAAD Award recognition for its provocative, sexy storylines, the principal cast and for being a magnet for celebrated directors and guest stars. The groundbreaking series follows a group of Los Angeles-based friends as they navigate careers, families, friendships, inner struggles and romantic entanglements. Since its January 2004 debut, the series has become part of American popular culture, spawning its own social networking site (Our Chart.com), huge popularity in Second Life, dedicated fan websites and blogs, along with ancillary products such as THE L WORD®-branded perfume, jewelry and books.

THE L WORD® is executive produced by Ilene Chaiken through her production company Little Chicken Inc. The series was created by Chaiken and Kathy Greenberg & Michele Abbott and is being distributed internationally by MGM International Television Distribution, Inc.


Les filles de L Word posent nues... avant de tirer leur révérence !
Par Purepeople.com

La chaîne câblée américaine Showtime vient d'annoncer que la 6ème saison de la série L Word serait la dernière. Après quatre ans de bons et loyaux services (un record pour le diffuseur), cette fiction verra ses dernières intrigues se résoudre.



D'abord consacrée au quartier branché lesbien de West Hollywood, « L Word avait su dépasser les clivages de l'homosexualité, pour devenir une référence dans l'univers des séries américaines », explique le président de la chaîne.

Mais le programme doit s'arrêter, avant d'être usé...

Cette ultime saison se tournera cet été, toujours avec ses stars (Jennifer Beals et Laurel Holloman), et devrait être diffusée début 2009 aux Etats-Unis. En France, il faudra encore patienter, puisque Canal + ne diffusera la 4e saison que cet été.

La "Semaine de la langue française" du 14 au 24 mars

AFP - Lundi 10 mars, 15h27

PARIS (AFP) - La "Semaine de la langue française", destinée à mettre à l'honneur et redécouvrir des mots du quotidien, se déroulera du 14 au 24 mars, avec "la rencontre" pour thème principal.

Organisée par le ministère de la Culture, la Semaine, qui fête ses dix ans, donnera lieu à de nombreuses manifestations, avec la coopération de grandes institutions culturelles - musées, Château de Versailles... -, autour de la journée internationale de la francophonie, le 20 mars.

Dix mots "parrainés par une personnalité", comme "apprivoiser, palabre, boussole, visage", ont été choisis pour servir de fil rouge à la manifestation, en coopération avec le Québec, à l'occasion du 400e anniversaire en 2008 de la fondation de la ville de Québec, a indiqué lundi la ministre de la Culture, Christine Albanel au cours d'un point de presse.

L'Education nationale est également mobilisée, avec l'organisation d'animations dans les collèges et les lycées.

Mme Albanel a par ailleurs inauguré lundi le site www.franceterme.culture.fr, destiné à faire mieux connaître les nouveaux termes créés en français. Le site est consacré aux termes recommandés publiés régulièrement au Journal Officiel, dont l'emploi s'impose à l'administration, mais qui restent souvent mal connus des Français.

Un Laurence Olivier Award en Grande-Bretagne pour la soprano Natalie Dessay

AFP - Lundi 10 mars, 20h09

PARIS (AFP) - La soprano française Natalie Dessay a obtenu un Laurence Olivier Award, la plus haute récompense pour les arts du spectacle en Grande-Bretagne, pour sa performance dans "La Fille du régiment" de Gaetano Donizetti, a-t-on appris lundi auprès de sa maison de disque, Virgin Classics (EMI).

Lors d'une cérémonie organisée dimanche soir à Londres, le Laurence Olivier Award 2008 pour une "réussite exceptionnelle dans le domaine de l'opéra" a été attribué à cette artiste lyrique de 43 ans, originaire de Lyon.

Le jury a distingué la performance de la chanteuse dans "La Fille du régiment" montée par le metteur en scène français Laurent Pelly au Covent Garden de Londres en janvier et février 2007.

Ce même théâtre a également obtenu un Laurence Olivier Award au titre de la "meilleure nouvelle production lyrique", pour "Pelléas et Mélisande" de Claude Debussy, à laquelle a participé un autre metteur en scène français, Stanislas Nordey.

Montag, 10. März 2008

Natacha Henry : "La Journée de la Femme, ce n'est pas la journée de la galanterie !"

A l'occasion de la Journée de la Femme, la journaliste Natacha Henry, auteur de "Les filles faciles n'existent pas" revient sur la place des femmes dans la société actuelle et sur les évolutions en matière d'égalité des sexes.

Ce samedi a lieu la Journée Internationale de la femme. Que pensez-vous de cette journée ? Représente-t-elle quelque chose pour vous ?

Elle a le mérite de mettre sur le devant de la scène des thématiques qui sont rarement abordées le reste de l'année. Alors, bien sûr, cela fait un peu gadget mais je crois que les associations féministes qui travaillent toute l'année dans l'ombre tiennent beaucoup à cette journée. Elles peuvent bénéficier de subventions pour organiser des rencontres et des manifestions. Je pense notamment au planning familial qui agit au quotidien pour la protection et la santé de femmes. En tout cas, ce ne n'est pas la journée de la galanterie. C'est complètement idiot d'offrir une rose à sa femme ce jour-là par exemple !

Si vous deviez choisir un événement majeur dans la lutte pour l'égalité entre homme et femme, lequel serait-il ?

Je vous en citerais quatre : la pilule du lendemain dans les lycées, la parité inscrite dans la constitution française, le viol retenu comme statut de crime et la législation sur le harcèlement sexuel aux Etats-Unis. Non pas que je sois pour la culture du procès mais je pense que ce genre de loi a un effet sur certains comportements masculins vulgaires et inadmissibles.

"Mettre en avant les associations qui aident les femmes au quotidien"


D'après vous, la situation des femmes dans le monde s'est-elle améliorée ou détériorée ces derniers années ?

Une chose vraiment positive : le travail que fait l'Unicef pour l'accès à l'éducation des femmes dans les pays pauvres. J'ai pu m'en rendre compte lors du reportage que j'ai réalisé en Ethiopie sur les mariages de petites filles. Malheureusement, beaucoup de choses se sont aussi dégradées. Je pense notamment à la prostitution, aux trafics d'êtres humains, et à l'utilisation du viol comme arme de guerre.

Ce week-end ont également lieu les Municipales. La proportion des femmes en politique reste très faible. Pensez-vous que les hommes politiques et les partis politiques font suffisamment pour promouvoir les femmes ?

Au niveau gouvernemental, les femmes ont enfin trouvé leur place. C'est essentiel et cela permet aux jeunes filles de pouvoir s'identifier. Mais le plus gros du problème reste au niveau local. Il y a encore trop peu de femmes députés et maires. Pour s'impliquer politiquement dans une ville ou une circonscription, les femmes doivent mener de front plusieurs activités. Comment voulez-vous qu'elles s'en sortent si les réunions du conseil municipal se déroulent à 20 h ? Si elles ne sont pas soutenues par leur conjoint, c'est presque impossible. Je constate aussi que certaines femmes n'osent pas franchir le pas car elles ne se sentent pas légitimes et qu'elles ont peur de parler en public.





filles faciles existent pas





Dans votre dernier livre "Les filles faciles n'existent pas", vous lancez un message fort contre le moralisme ambiant et le sexisme. Qu'est-ce qui vous a le plus interpelé en écrivant ce livre ?

J'ai été frappée de constater à quel point les femmes d'aujourd'hui ont intégré cette notion de "fille facile". "Il ne faut pas s'habiller trop court", "il faut faire attention à sa réputation"... C'est fou toute cette pression sociale qui pèse sur les femmes. Prenez l'exemple de Carla Bruni ou même de Monica Lewinsky. La façon dont ont les a traitées à cause de leurs aventures amoureuses est vraiment injuste ! Cela fait preuve d'un certain conservatisme.
Encore aujourd'hui, il y a cette théorie qui dit que les hommes ont des pulsions et que ce sont aux femmes de faire attention à ne pas les réveiller en s'habillant de telle ou telle manière. C'est un discours moralisateur et extrêmement culpabilisant. Je tiens à dire qu'il y a aussi des femmes, habillées en jean, victimes de viol !

Avez-vous un dernier message à transmettre aux hommes et aux femmes qui souhaitent agir pour l'égalité entre homme et femme ?

Ayez des relations apaisées et libres. Et ne croyez plus que les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus. C'est complètement faux !

Montag, 3. März 2008

Le monde de la culture manifeste contre le gouvernement, surtout à Paris

AFP - Vendredi 29 février, 19h32

PARIS (AFP) - Le monde de la culture a manifesté contre la politique culturelle du gouvernement et la baisse des subventions, vendredi, lors d'une journée de mobilisation nationale qui a surtout concerné Paris.

Plus d'un millier de manifestants (700 selon la police) se sont rassemblés dans l'après-midi place du Palais Royal, avec comme mot d'ordre "artistes, espèce en danger".

Ils portaient des pancartes où figuraient "Sarkozy, permanent du spectacle", "Albanel, OGM de la Culture" ou "Culture bigarrée et pas culture Bigard".

A Marseille, quelque 400 personnes ont manifesté devant la préfecture de région.

A Orléans, 150 personnes se sont rassemblées devant le centre d'art dramatique, avant de déposer une couronne de fleurs devant la direction des affaires culturelles (Drac). A Toulouse, ils étaient une centaine de professionnels de la culture devant la Préfecture de région.

En Bretagne, les structures culturelles étaient appelées à envoyer un courrier aux préfets de région et d'Ille-et-Vilaine, du Finistère, du Morbihan, des Côtes d'Armor ainsi qu'à la Drac, pour dénoncer "les conséquences désastreuses de baisses de crédits allant de 5 à 100%".

L'appel à cette journée de "mobilisation nationale contre le désengagement de l'Etat dans la Culture" avait été lancé par l'Ufisc (Union fédérale d'intervention des structures culturelles), qui regroupe essentiellement des structures de musiques actuelles mais a ensuite été rejointe par d'autres secteurs culturels, comme le théâtre.

Depuis plusieurs mois, la grogne monte dans le monde de la culture et plus particulièrement du spectacle vivant, qui dénonce un déficit de politique culturelle, l'instauration d'une "culture de l'audimat" dictée par la lettre de mission envoyée par l'Elysée et Matignon à la ministre Christine Albanel, ainsi qu'un désengagement budgétaire de la part du gouvernement.

Ce dernier a lancé le 11 février les Entretiens de Valois, sorte de mini-Grenelle de la culture.

Mercredi lors d'une conférence de presse au Théâtre de l'Odéon à Paris, un nombre exceptionnellement élevé de metteurs en scène du théâtre public avaient protesté contre la politique culturelle du gouvernement. Parmi eux, de grands noms comme Olivier Py, Patrice Chéreau, Ariane Mnouchkine, Didier Bezace, Jérôme Deschamps, Muriel Mayette ou Stanislas Nordey.

Certains étaient présents à la manifestation parisienne de vendredi, dont Arnaud Meunier (Compagnie de la Mauvaise Graine).

"A-t-on encore une politique culturelle en France ou ne s'agit-il plus que d'une vision comptable des choses? On nous tient un double discours: d'un côté on parle d'ambition pour la démocratisation culturelle, de l'autre on sacrifie le peu d'argent qui reste pour ce travail", a-t-il déclaré à l'AFP.

"Tout ce qui est action culturelle en direction des quartiers, de la politique de la ville, partout où il y a des relais en cours avec les collectivités locales, cela chute énormément", a estimé, à Toulouse, Philippe Metz, représentant régional d'un organisme de formation aux musiques actuelles.

En marge d'un déplacement à Blois, le Premier ministre François Fillon a déclaré: "Il faut que chacun comprenne que la France ne peut pas vivre à crédit. Il faut que nous résorbions notre déficit, que nous réduisions notre dette et le monde de la culture y participera comme tous les autres postes du budget de l'Etat".

Enfin, dans un communiqué, Mme Albanel a estimé que "rien ne permet de parler de désengagement de l'Etat dans le domaine culturel".