Je viens d'écouter quelques chansons sur son site... La critique est aisée bien sûr. ceci dit, je crois que chantées par quelqu'un d'autre, je trouverais ces pièces moins désagréables et peut-être même jolies. Bref...
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Dans un tout autre registre, j'ai appris il y a environ un mois la mort de Pascal Sevran... évènement qui s'est produit non pas il y a environ un mois mais au début du mois de mai, le 9 précisément (les expats vivent parfois dans leur bulle...).
Je connais peu cet homme, encore moins son phénoménal succès télévisuel car je n'ai jamais vue une seule émission de La Chance aux chansons. Mais en lisant La Vie sans lui il y a quelques années, j'avais eu l'impression de lire, en mille fois mieux exprimés, des sentiments si familiers que cela en devenait presque effrayant. Et non, la mélancolie, la peur de la mort des autres plus que de la sienne, le deuil d'un Amour, tout cela n'est pas unique. Il est doux-amer de le lire, et entre ces lignes, de lire tous ceux qui sans parler de la possibilité d'être édités, ne peuvent mettre de mots sur cette souffrance, qui sentent leur poitrine se serrer sans pouvoir exorciser la douleur et éventuellement la transformer en énergie positive, puisqu'il parait que ça marche...
Et que dire des millions de gays et lesbiennes qui doivent, encore aujourd'hui, dans de nombreux pays, dissimuler à tout prix leur Amour, aussi bien que leur douleur de vivre à tout jamais loin l'un de l'autre? Cacher, oublier sa raison de vivre... pour ne pas mourir.
On dira ce qu'on voudra des déclarations de Pascal Sevran à Var Matin ou à d'autres, chacun ses idées. Toujours est-il qu'un homme n'est pas que ses convictions, il est aussi lui-même.
Il avait peut-être hâte de retrouver son amour, marre de la vie sans lui. Marre de se battre pour une existence qui avait perdu son sens il y a bientôt dix ans déjà.
J'espère qu'à présent ils sont ensemble pour l'éternité, sans crainte d'être à nouveau séparés. La vie est si fragile ici-bas... pourvu que là-haut on aie nos cinq sens. Ou peut-être cinq autres, plus intimes encore?
"Je ne suis pas à plaindre. Je reste à consoler. Je ne demande pas l’impossible. Je l’ai eu."
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