De ces quelques jours, j'ai retenu quelque chose d'ambivalent... on sait que loin de l'Europe occidentale, des conflits sanglants déciment des peuples entiers dans une violence qui n'est en rien atténuée par les leçons de l'Histoire, ce qui a le don de me consterner magistralement, en plus de ma réaction émotionnelle à toutes ces horreurs. Mais tout près, des hommes, des femmes, des citoyens lambdas commettent à leur échelle des atrocités qui n'ont rien à envier aux films les plus gore - et ce parfois sans but précis, ou sans but du tout. Ils brisent des vies à tout jamais, en quelques secondes. Chez les humains, la réalité a depuis longtemps transcendé la fiction.
D'aucuns riront de mon côté "Bella au pays des Bisounours", mais sérieusement, si je n'aimais déjà pas les films d'horreur, désormais je n'ai plus envie de lire le journal. Je suis dans ma bulle? je vous le concède. Mais pendant ce temps-là, demain il fera jour, et être dans une bulle pour se protéger n'empêche pas de se battre pour apporter du bonheur au gens.
Ça, c'était le côté obscur de l'article. Heureusement il y a aussi un côté ensoleillé. A ce séminaire j'ai rencontré un tas de gens intéressants, des artisans de paix. D'eux, aucune ligne dans le journal, aucun reportage au journal télévisé. Mais derrière les conflits se cachent parfois des humanistes...
Sur l'image d'un camp de réfugiés palestiniens, on peut voir les milliers de vies brisées. On peut aussi voir cette petite lumière. Elle tente, grâce à l'éveil musical et au chant, de libérer les enfants de l'emprise de la peur, qui les enchaîne depuis leur naissance et condamne leur destin. Cette petite lumière s'appelle Marion Haak.
A Chypre, où l'île est toujours divisée en deux, la petite lumière est dansante et rougeoyante. Elle s'appelle Lena Melanidou et dirige un choeur où chypriotes turcs et grecs chantent ensemble, et se retrouvent pour discuter de leurs intérêts et idées, d'un côté ou de l'autre de la frontière. Ici, l'affrontement, le regard distant, la méfiance, font place à la musique et au dialogue.
En Hollande, un projet est né, qui entre autres activités, fait sourire des enfants et relever la tête à des femmes brisées par le conflit dans les balkans. Là, la petit lumière s'appelle Musicians without Borders, elle est portée par sept femmes, parfois paisibles et lumineuses, parfois dynamiques et engagées: LéLé Mam.
Le récit de ce séminaire suivra...
Le mot de la fin?
On n'est tous une petite lumière pour quelqu'un...
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